‹ Faust, et le second Faust; suivis d'un choix de poésies allemandes, traduits par Gérard de Nerval. Nouv. éd., précédée d'une notice sur Goethe et sur Gérard de NervalChapitre 78 sur 185 · LE MAUVAIS ESPRIT · texte numérisé non relu

LE MAUVAIS ESPRIT

Comme tu étais tout autre, Marguerite, lorsque, pleine d'innocence, tu montais à cet autel, en murmurant des prières dans ce petit livre usé, le cœur occupé moitié des jeux de l'enfance, et moitié de l'amour de Dieu ! Marguerite, où est ta tète? que de péchés dans ton cœur ! Priestu pour l'àme de ta mère, que tu fis descendre au tombeau par de longs, de bien longs chagrins? A qui le sang répandu sur le seuil de ta porte? — Et dans ton sein, ne s'agife-t-il pas, pour ton tourment et pour le sien, quelque chose dont l'arrivée sera d'un funeste présage?

MARGUERITE

Hélas ! hélas! puissé-je échapper aux pensées qui s'élèvent contre moi !

CHCEUR.

Dies ivœ, die s il la, Solvet sœclum in favillà '.

L'orgue joue.

t. Du Seigneur la juste colère

IVéduira le sioclo on poussière.

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