‹ FaustChapitre 50 sur 66 · UN PAVILLON DU JARDIN · texte numérisé non relu

UN PAVILLON DU JARDIN

:vL\RGUERITE s'y clame,

se blottit derrière la porte, tient le bout des doigts

sur ses lèvres, et regarde à travers une fente.

Marguerite.

Il vient !

(Faust entre.)

Ah ! friponne, c'est ainsi que tu te joues de moi ! Je te tiens ! (Il l'embrasse.)

MARGUiiRiTE, le serrant dans ses bras et lui rendant ion baiser.

O le meilleur des hommes, je t'aime du fond du caur !

(MÉPHiSTOPiiHLi-s l)eurte à la i^orte.)

Faust, frappant du pied.

Qui est là?

TRAGliniE. 173

MÉPHISTOPHÙLÈS.

Un ami.

Un animal!

MÉPHISTOilIÉLÈS.

Il est temps de se séparer.

Marthe, entrant.

Oui, Monsieur, il se fait tard.

Ne me sera-t-il pas permis de vous accompagner ?

Marguerite.

Ma mère me.... Non, non, adieu!

Le faut-il? Adieu donc.

Marthe.

Bonsoir.

Marguerite.

A revoir, bientôt ! (Faust et Me'ùhistopheVs sortent.)

Marguerite.

Bonté de Dieu! il n'y a rien qu'un pareil homme

ne sache. Je suis toute honteuse devant lui, et je réponds oui à tout ce qu'il me dit. Pauvre ignorante fille que je suis, je ne peux comprendre cequ'il trouve en moi de si amusant.

(Elle sort avec Marthe.)

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