‹ FaustChapitre 25 sur 34 · CHŒUR · texte numérisé non relu

CHŒUR

Déposons les armes ; Dans nos foyers enfin nous voici revenus !

Nos mères en larmes, Nos mères et nos sœurs ne nous attendront plus.

VALENTIN, apercevant Siebel.

Eh! parbleu! c'est Siebel!...

SIEBEL

Cher Valentin!...

VALENTIN

Viens dans mes bras!

Viens vite!

Il l'embrasse.

Et Marguerite?...

SIEBEL, avec embarras.

Elle est à l'église, je croi.

VALENTIN

Oui, priant Dieu pour moi!...

Chère sœur, tremblante et craintive, Comme elle va prêter une oreille attentive Au récit de nos combats!

LE CHŒUR

Oui, c'est plaisir, dans les familles.

De conter aux enfants qui frémissent tout bas.

Aux vieillards, aux jeunes filles, La guerre et ses combats !...

Gloire immortelle De nos aïeux, Sois-nous fidèle, Mourons comme eux!

Et sous ton aile, Soldats vainqueurs, Dirige nos pas, enflamme nos cœurs!

Pour toi, mère patrie, Affrontant le sort.

Tes fils, l'âme aguerrie.

Ont bravé la mort!

Ta voix sainte nous crie :

En avant, soldats 1 Le fer à la main, courez aux combats!

Gloire immortelle De nos aïeux.

Sois-nous fidèle, Mourons comme eux!

Et sous ton aile.

Soldats vainqueurs.

Dirige nos pas, enflamme nos cœurs!

Vers nos foyers hâtons le pas !

On nous attend ; la paix est faite !

Plus de soupirs ! ne tardons pas !

Notre pays nous tend les bras !

L'amour nous rit! l'amour nous fête!

Et plus d'un cœur frémit tout bas Au souvenir de nos combats !

Gloire immortelle De nos aïeux.

Sois-nous fidèle, Mourons comme eux !

Et SOUS ton aile, Soldats vainqueurs.

Dirige nos pas, enflamme nos cœurs I

Les soldats se séparent et se dispersent de différents côtés. — Femmec et enfants accourent à leur rencontre et s'éloignent avec eux. — Valentin et Siebel restent seuls en scène.

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