‹ FaustChapitre 9 sur 34 · CHŒUR · texte numérisé non relu

CHŒUR

Ainsi que la brise légère Soulève en épais tourbillons

La poussière

Des sillons.

Que la valse nous entraîne!

Faisons retentir la plaine Du bruit de nos chansons!...

Valsons!...

Marguerite parait.

Ah!... la voici!... c'est elle!...

MÉPHISTOPHÉLÈS

Eh bien, aborde-la !

SIEBEL, apercevant Marguerite et faisant un pas vers elle.

Marguerite ! . . .

MÉPHISTOPHÉLÈS, se retournant et se trouvant iace à face avec Siebel.

Plaît-il!...

SIEBEL, à part.

Maudit homme! encor là!...

MÉPHISTOPHÉLÈS, d'un ton mielleux.

Eh quoi! mon ami! vous voilà !...

Siebel recule devant Méphistophélés, qui lui fait faire ainsi le tour du théâtre en passant derrière ie groupe des danseurs.

FAUST, abordant Marguerite qui traverse la scène.

Ne permettrez-vous pas, ma belle demoiselle, Qu'on vous offre le bras pour faire le chemin?

MARGUERITE

Non, monsieur! je ne suis demoiselle, ni belle, El je n'ai pas besoin qu'on me donne la main!

Elle passe devant Faust et s'éloigne.

FAUST, la suivant des yeux.

Par le ciel! que de grâce... et quelle modestie!... 0 belle enfant, je t'aime!...

SIEBEL, redescendant en scène sans avoir vu ce qui vient de se passer.

Elle est partie ! . . .

Il va pour s'élancer sur la trace de Marguerite ; mais, se trouvant de nouveau face à face avec Méphistophélôs, il lui tourne le dos et s'éloigne par le fond du théâtre.

MÉPHISTOPHÉLÈS, à Faust.

Eh bien?

On me repousse!...

MÉPHISTOPHÉLÈS, en riant.

Allons ! à tes amours Je vois qu'il faut prêter secours ! . . .

Il s'éloigne avec Faust du même côté que Marguerite.

QUELQUES JEUNES FILLES, s'adressant à trois ou quatre d'entre elles qui ont observé la rencontre de Faust et de Marguerite.

Qu'est-ce donc?...

Page 1