PLANCHE XV
Plus tendre et plus confiant, il fait passer dans le cœur de Marguerite tout l'entraînement de sa passion. Effrayée de ce qu'elle ressent, la pauvre fille s'enfuit et se réfugie dans la cabane du jardin; mais Faust la suit et la presse dans ses bras; alors elle cède à son entraînement, elle lui rend son baiser, et lui parle de son amour. Méphistophélès vient aussitôt les interrompre en les avertissant qu'il se fait tard et qu'il faut se séparer.
PLANCHE XVL
Entraîné par son dangereux compagnon dans tout le tOTirbillon des plaisirs, Faust néglige Marguerite en regrettant cependant toujours de ne point lui consacrer plus de temps. Celle-ci aussi se croit oubliée; seule, dans chambre, devant son rouet, ses mains se refusent au travail, et ses souvenirs seuls remplissent son ame.
PLANCHE XVIL
Faust ne résiste plus au désir de la revoir; il revient près d'elle, et la console de cette courte absence; ils conviennent de
se revoir la nuit, dans sa chambre, et la confiante Marguerite prend des mains de son amant un narcotique, dont quelques gouttes, suivant lui, doivent suffire pour tenir sa mère endormie; mais, machination diabolique! ce breuvage est un poison qui tue sa vieille mère, et la pauvre Marguerite est dévorée de remords en pensant qu'elle seule est la cause de sa mort. Elle prend des fleurs dans une corbeille et va sur les remparts les exposer devant la madone, en la conjurant de jeter un regard de pitié sur sa misère.