PLANCHE IL
Faust, plongé dans le travail, entouré de tout l'attirail de la science, se sent accablé de dégoût, et quitte ses études, qui ne font qu'exciter la soif de la science qui le consume, sans rien lui révéler de ce qu'il desirait savoir. 11 sort de la ville avec son serviteur Wagner pour se promener quelque temps sur la place où se réunit le peuple. Au moment de rentrer dans la ville , il fait remarquer à son compagnon un chien qui le suit, et quà différents cercles quil décrit, ainsi qiià une trace de flamme quil laisse derrière lui, il reconnaît pour un être extraordinaire. Mais Wagner ne voit dans cet animal qu'un chien noir qui a perdu la trace de son maître.
PLANCHE IIL
Faust, revenu chez lui, accueille hospitalièrement cet animal, et se remet à ses travaux avec une nouvelle ardeur; mais il est bientôt interrompu par les hurlements répétés de son hôte, auquel il demande vainement de se taire. Impatienté il veut se lever pour le mettre à la porte, quand celui-ci se gonfle, prend la forme d'un hippopotame, puis d'un éléphant, et disparaît sous un nuage d'où sort Méphistophélès en habit d'étudiant. Faust, accoutumé à ces sortes de prodiges , s'étonne peu de cette apparition; mais au lieu d'en profiter comme il aurait pu le faire, il l'interroge puérilement sur son avenir. Le diable profi-
tant alors de cette faiblesse, lui répond d'une manière diffuse, embrouille ses idées, l'endort, et s'échappe pendant son sommeil, en détruisant un sortilège attaché au-dessus de la porte, et qui l'empêchait de sortir de la chambre.