‹ Faust, opéra en cinq actesChapitre 14 sur 96 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

VALENTIN

Ma sœur!...

Qui vous a dit son nom?

MÉPHISTOPHÉLÈS

Prenez garde, mon brave !

Vous vous ferez tuer par quelqu'un que je sais!

Prenant le verre des mains de Wagner.

A votre santé!...

Jetant le contenu du verre, après y avoir trempé ses lèvres.

Peuh! que ton vin est mauvais !...

Permeltez-moi de vous en offrir de ma cave !

Frappant sur le tonneau, surmonté d'un Bacchus, qui sert d'enseigne au cabaret

Holà! seigneur Baechus ! à boire!...

Le vin jaillit du tonneau. — Aux étudiants.

Approchez -vous !

Chacun sera servi selon ses goûts !

A la santé que tout à l'heure Vous portiez, mes amis, à Marguerite!...

VALENTIN, lui arrachant le verre des mains.

Assez !...

Si je ne te fais taire à l'instant, que je meure !

Le vin s'enflamme dans la vasque placée au-dessous du tonneau. WAGNER et les étudiants.

Holà!...

Ils tirent leurs épées.

MÉPHISTOPHÉLÈS

Pourquoi trembler, vous qui me menacez?

Il trace un cercle autour de lui avec son épée. — Valentin s'avance pour l'attaquer. — Son épée se brise.

VALENT IN

Mon fer, ô surprise !

Dans les airs se brise !...

De l'enfer qui vient émousscr

Nos armes Nous ne pouvons pas repoussor Les eharmes!

14 FAUST

Mais puisque tu brises le fer, Regarde !...

Il prend son épée par la lame et la présente sous forme de croix à Méphistophélès.

C'est une croix qui, de l'enfer

Nous garde !

VALENTIN, WAGNER, SIEBEL et les ÉTUDIANTS, forçant Mémistophélès à reculer en lui présentant la garde de leurs épées.

Puisque tu peux briser le fer,

Regarde !

C'est une croix, qui de l'enfer

Nous garde !...

Ils sortent.

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