SCÈNE I
s I H B E L , .eui.
Il ontr. par la petita porte du fond et «'arrête «ur le ■euil du pavillon, plia d'un mafiaif de roaei et de lilaa.
Faites-lui mes aveux,
Portez mes vœux,
Fleurs écloses près d’elle !
Dites-lui qu’elle est belle...
Que mon cœur nuit et jour I.anfpiit d’amour !
Révélez à son âme Le secret de ma flamme !
Qu’il s’exhale avec vous Parfums plus doux!...
(il cueille une fleur.)
Que vois-je? — Fanée!... (n jette U Heur arec depi^^
Ce maudit sorcier que Dieu damne M’a porté malheur !
(il cueille une autre fleur qui s’effeuille encore.)
Je ne puis sans qu’elle se fane Toucher une fleur!...
Mais j’y songe!... si je trempais mes doigts dans l’eau bénite!... le diable n’a peut-être pas prévu cela! — (u a’ap-
proclie du paTillon et trempe ses doigts dans un bénitier accroché au mur. )
FAUST
Voyons rnsintcnsnt... (ii cueiiie une ou deux roses.) Ulios S6 ftlnent... Non, elles restent fraîches!— Victoire! je suis désensorcelé 1... (AtbC joie-)
C’est en vous que j’ai foi;
Parlez pour moi !
Qu’elle puisse connaître L’ardeur qu'elle a fait naître,
Et dont mon cœur troublé N’a point parlé !
Si l’amour l'elfarouche,
Que la fleur sur sa bouche Sache au moins déposer Un doux baiser!...
(ai.nt. ) Le diable doit faire une bonne grimace 1... (u cuemo
•tes fleurs pour former un bouquet et disparaît dans les massifi du jardin.)