SCÈNE III
FAUST, MÉPHISTOPHÉLÈS
MÉPHISTOPHÉLÈS
C’est votre faute, docteur! — Si vous m’aviez laissé quelques instants de répit, nous ne serions pas arrivés les mains vides et nous aurions de quoi donner la réplique aux fleurs de M. Siebel.
FAUST
Le rival n’est pas dangereux!
MÉPHISTOPHÉLÈS
Qui sait? — un bouquet donné à propos change bien des choses.
FAUST, s’approchant du parillon.
Vois comme tout respire dans cette chambre un sentiment de calme et d’ojdre !...
MÉPHISTOPHÉLÈS
Oui, c’est assez propre. — Ne seriez-vous pas d’avis que j’allasse vous chercher quelque petit écrin pour en faire présent à votre belle?
FAUST, sanâ éooutai* Méphistophél^s.
Su(Bt-il donc d’une impression de l’air pour changer les dispositions de notre âme! — Je ne voulais que de rapides plaisirs, et je sens l'amour s’emparer de tout mon être!.,.
MÉPHISTOPHÉLÈS
Vous savez, un enfant est un enfant! — Il lui faut des hochets.
FAUST
Laisse-moi !
MÉPHISTOPHÉLÈS
Oui, gracieux maître! — (a part ) Je vais déterrer quelque vieux trésor qui avancera nos affaires, (ii sort par U porte du
fond. )