‹ Faust opera en cinq actesChapitre 22 sur 64 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

FAUST, MÉPHISTOPHÉLÈS

MÉPHISTOPHÉLÈS

C’est votre faute, docteur! — Si vous m’aviez laissé quelques instants de répit, nous ne serions pas arrivés les mains vides et nous aurions de quoi donner la réplique aux fleurs de M. Siebel.

FAUST

Le rival n’est pas dangereux!

MÉPHISTOPHÉLÈS

Qui sait? — un bouquet donné à propos change bien des choses.

FAUST, s’approchant du parillon.

Vois comme tout respire dans cette chambre un sentiment de calme et d’ojdre !...

MÉPHISTOPHÉLÈS

Oui, c’est assez propre. — Ne seriez-vous pas d’avis que j’allasse vous chercher quelque petit écrin pour en faire présent à votre belle?

FAUST, sanâ éooutai* Méphistophél^s.

Su(Bt-il donc d’une impression de l’air pour changer les dispositions de notre âme! — Je ne voulais que de rapides plaisirs, et je sens l'amour s’emparer de tout mon être!.,.

MÉPHISTOPHÉLÈS

Vous savez, un enfant est un enfant! — Il lui faut des hochets.

FAUST

Laisse-moi !

MÉPHISTOPHÉLÈS

Oui, gracieux maître! — (a part ) Je vais déterrer quelque vieux trésor qui avancera nos affaires, (ii sort par U porte du

fond. )

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