SCÈNE
FAUST, MfiPlllSTOPHÉLÈS.
MÉPHISTOPllÉLES, appacaisiant.
Me voici!... — D’où vient ta surprise?
Ne suis-je pas mis à ta guise ?
L’épée au côté, la plume au chapeau, L’escarcelle pleine, un riche manteau 8ur l’épaule; — en somme Un vrai gentilhomme!
Eh bien! que me veux-tu, docteur?
Parle ; voyons !... — Te fais-je peur ?
FAUST
MÉPHISTOPllÉLES.
Doutes-tu de ma puissance?
Non.
FAUST
Peut-être !
FAUST
MÉPHISTOPHÉLHS.
Mets-la donc à l’épreuve!...
, FAUST
Va-t’en !
. MÉ PIUSTOPHÉLÈS.
Fi I — c’est là ta reconnaissance !
Apprends de moi qu’avec Satan L’on eu doit user d’autre sorte,
Et qu’il n’éUiit pas besoin De l’appeler de si. loin Pour le mettre ensuite à la porte !
FAUST
Et que peux-tu pour moi?
MÉPHISTOPIIÉLÈS.
Tout. — Mais dis-moi d’abord Ce que tu veux ; — est-ce de l’or
Que ferai-je de la richesse ?
MKPHISTOPIIKLÈS.
Bien ! je vois où le bât te blesse !
Tu veux la gloire
FAUST
Plus encor !
M ÉP IIISTOPlIliLÈS.
La puissance?
FAUST
Non! — je veux un trésor Qui les contient tous!... je veux la jeunesse !... A moi les plaisirs ,
Les jeunes maîtresses!
A moi leurs caresses !
A moi leurs désirs !
A moi l’énergie
Des instincts puissants,
Et la folle orgie