‹ Faust opera en cinq actesChapitre 8 sur 64 · UN GROUPE DE HOURGKOIS · texte numérisé non relu

UN GROUPE DE HOURGKOIS

Aux jours de dimanche et de fête,

J’aime à parler guerre et combats ;

Tandis que les peuples là-bas Se cassent la tête,

Je vais m’asseoir sur les coteaux Qui sont voisins de la rivière,

Et je vois passer les bateaux En vidant mon verre !

(Bourgeois ol soldats remontent vers le fond du thcitre )

UN MENDIANT, circulant de groupe en groupe.

Mes beaux messieurs, mes belles dames.

Que la pitié touche vos âmes ;

Et que votre folle gaité Sur moi retombe en charité.

(t'n groupe de jeunes ûlles entre en scène.)

LES JEUNES FILLES, regardant de cdté.

Voyez ces hardis compères Qui viennent là-bas ;

- Ne soyons pas trop sévères ,

Retardons le pas.

(lIIos gagnent la droite du théâtre, ^ Un second chœur d'étudiants entre à leur suite.)

DEUXIÈME CHOEUR d’ÉTUDIANTS.

Voyez ces mines gaillardes Et ces airs vainqueurs!

Amis, soyons sur nos gardes!

Tenons bien nos cœurs!

CHŒUR DK MATHON K S, obserrant les étudiants et les jeunes filles.

Voyez après ces donzelles Courir ces messieurs!

Nous sommes aussi bien qu’elles.

Sinon beaucoup mieux !

LE MEND lANT.

Mes beaux messieurs, mes belles dames,

Que la pitié touche vos âmes!

Et que votre folle gaîté Sur moi retombe en charité!...

(tous los groupes redoscendent eu scène.)

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