SCÈNE II ANTOxMUS, BASEUS
BASEUS, survenant par la gauche.
Veux-tu servir un liomme qui n'oublie jamais ceux qui l'aiment?
ANTONIUS
Baseus I
BASEUS.
Réponds, on peut le perdre; — lu élais du souper, —je t'ai vul...
ANTONIUS
Je n'élais venu à Rome que pour vous offrir mon épée...
BASEUS.
Je l'accepte.
ANTONIUS, avec joie.
Par Hercule!... je pourrai donc partir demain, pour la Germanie, comme les autres!
BASEUS.
Tu retourneras en Orient, c'est mon idée.
ANTONIUS, désappoiuté.
En Orient...
BASEUS.
Tu suivras Cassius, je l'allache à lui, désormais — J'ai besoin dans cette armée d'un homme discret, qui m'iippailienne corps et âme, et sur le bras duquel je puisse compter à toute heure!...
ANTONIUS
Comment?
BASEUS.
Sois tranquille!... quand le jour sera venu, je t'indiquerai la besogne; — en attendant, silence! je me charge de ta Ibrtune, et si Cassius t'oublie là-bas, moi, je me souviendrai ici!... Consens-tu?
ANTONIUS, après un silence.
C'est dit!
ACTK DEUXIÈMK. /,5
BASEli=, lui faisint un signe d'adieu.
Prrpare-toi donc à le suivre! (Fausse sonio d'Anlonins.) Un
mot encore; puisque lu élais du complot, connals-lu, par hasard, une femme qu'on appelle Daphné, une magicienne?
ANTONIUS
Je connais sa voix, si je ne connais pas son visage.
BASEUS.
Peux-tu me d're si sa haine contre Cassius est sincère?
ANTOMUS.
Oh ! pour cela, je peux vous le garantir; elle se croit ahandonnée par Cassius, tandis que c'est Aper qui, abusant de sa ressemblance avec son ami...
BASEUS.
Je comprends.
ANTONIUS
Elle a même donné au centurion, je ne sais quel sachet mygique avec des mots barbares dont ces femmes là font usage.
BASEUS.
Les sais-tu?
ANTONIUS
Attendez... epima... éregbuo... thésogar... quelque chose comme cela.
BASEUS.
C'est bien, va. (Antonins sort; Lœnas parait.) Lœnas I