‹ Faustine; drame en cinq actes, en neuf tableauxChapitre 42 sur 89 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

CRISPINUS, avec dos gestes supplianls.

De ffràcel

LOEN.VS, rassuré, à part.

Moi, le sauver !... il no me reconnaît pas du tout!

CRISPINUS, avec feu.

Je suis assassiné lâchement par un coquin de poolc, que j'ai comblé de mes dons, et que je nourrissais à ma table!...

LOENAS, levant les mains an ciel.

Horreur!,., jetons un voile sur cetarfligeant tableau de l'ingratitude !

CRISPINUS, lui prenant la main.

Merci! vous êtes bon ! vous compatissez à mes peines! (Avec indignation.) Un vers infâme, où il me pose ouvertement, moi Crispinus, comme l'espoir des séditieux, comme le brandon des discordes, et que la foule a pu lire sur toutes les murailles de la ville!... Demandez plutôt à cet esclave!... (ii so

tourne vers [.ampadio qui écrit, sur son registre, en regardant l'endroit où est le vers de Lœnas.) Que fais-tU donc là?... (Larapalio lui montre silencieusement la chose.) Eucore I eucoro!... (il court efTacer le vers avec un pan de sa toge, Lampadio vient près de Lœnas.)

LAMPADIO, d'un air naïf.

Je note lous les endroits...

CRISPINUS, arrivant sur lui.

Le butor!... (ll allonge un soufflet que Lampadio esquive en so haïssant, et qui vient tomber sur le visage de Lœnas.)

LOF-NAS, à part, se frottant la joue.

0 Providence! tes coups sont inévitables!... (Lampadio ramasse

les papyrus déroulés.)

CRISPINUS, tombant à gcnonx.

Jamais plus violent désespoir!...

LOENAS, avec dignité.

Relevez-vous, je suis philosophe!...

CRISPINUS, montrant le poing à la muraille. C'est encore ce malheureux (|ui en est cause !... mais, dans quelque trou qu'il se cache!... mes esclaves courent la ville et il sera rossé d'importance.

LCENAS, vivement, rajustant sa barbe.

Salul!...

CRISPINUS, lui barrant le chemin.

Vous pardonnez?...

LCœNAS, luttant.

Comment donc I

CRISPINUS, même jeu.

Vous verrez ce grand prince?

LCENAS.

J'y cours!

CRISPINUS, insistant.

Vous lui direz bien...

LŒNAS.

Soyez calmel... votre cause ne pouvait pas tomber dans de meilleures mains que les miennes!...

CRISPINUS, baisant un pan de sa robe.

Merci, généreux sage!... dites-moi votre nom, que je le grave à jamais dans mon cœur!

LCffiNAS, froidement.

Pamphile. fll se dégage enfin, et va parle fond, tandis qu'après une humble salutation, Crispinusj suivi de Lampadio, se dirige vers la gauchn.) CRISPINUS, souffletant Lampadio.

Je te le devais!... (ils sortent.)

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