SCÈNE II Les Mêmes, FAUSTINE
FAUSTINE; venant du fond.
Ce costume sévère... Est-ce une protestation, Baseus?
BASEUS.
Je suis resté Romain, voilà tout.
Ce qui fait leBomain, Baseus, ce n'est pas lecoslume, c'est l'accomplissement du devoir. Puisque vous êtes chargé des messages, d'où vient, je vous prie, que nous n'avons aucune nouvelle depuis quatre jours?
BASEUS.
Personne n'est venu de Germanie... personne... j'en suis aussi étonné que Voire Grandeur.
II suffit ! (Apercevant Daphné et souriant.) C'est bien Cela, n'est-
ce pas?
DAPHNE, apercevant Fausline couverte d'une robe orientale, le sceptre en main, les cheveux tressés en forme de mitre avec des rayons d'or et une couronne de tours.
Pardonnez à la slupéfoction de voire servante, j'ai cru que c'était la déesse syrienne qui entrait.
FAUSTINE, avec joie, s'isolant des dames.
Ahl Daphné, do quel poids terrible je me senssoiilagée, depuis que j'ai si courageusement accompli tout mon devoir !... et cela sans crime, sans trahison, par prudence!... (Avec feu.) Cassius est bien l'homme que j'aurais choisi dans ma jeunesse : il est brave comme Antoine, el amoureux comme lui !... je serai sa Cléopêtre !... Nous reprendrons, dcfns Rome môme, ce rêve d'Egypte interrompu par Octave!... en altendanl, c'est par des léles qu'il faut préluder à l'avenir!... apprivoisons
l'Ilalio aux SOIT)ptUOSités orientales... (montrant les invités parmi lesquels se trouvent Libo et Sisenna) et que ICS partisans de CassiuS
s'accoutument, chaque jour, à me voir de près el à m'aiinerl... (Elle se retourne a un pélude qui se fait entendre au fond.) DAPHNÉ, à part, se retirant.
Aveugle'... aveugle!... (Allant à Baseus.) Dans tous les cas, veille à toi cette nuit, Baseus.
BASEUS.
Sois tranquille 1 c'est entre elle et moi une lutte à mort: si elle ose frapper, nous connaissons la riposte, (ils sortent.)