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Faut-[il] changer le principe de la défense de l'empire?

La situation intérieure et extérieu te de l'Empire britu elle tellement modifiée depuis quinze ans qu'il faille el de son orgamisation militaire ?

En d'autres termes, les colonies doivent elles abandonner | cipe de la défense locale pour celui de la participation à lé ritime, dont la Grande-Bretagne s'est jusqu 17 exclusive et la direction absoluet

Les partisans de l'affirmative, c'est-à d d révolution, inv quent l'accroissement rapide des flottes €t ulièrement celui de la marine allemande / terre, pr lent-ils, a perdu ou du moins est en train de } re La ‘double puissance" —ie two stan dard power,

Le ciel me garde de la ! prétention de criger on juge de ces matières. Je laisse ce soin aux marins d'eau ii font et défont les flottes dans les bureaux de rédaction, les et les parlements. Toutefois, ces loups de mer n'aygnt jamais connu d'autres te npêtes que œælles qui grondent au fond de leur + où du v d'eau sucrée ou de whiskey-soda où s'étanche l'ardeur de leur patriotisme, il est permis de ne pas attacher trop d'importance à leur opinion,

Mais ce qu'aucun observateur attentif ne peut ignorer, c'est que toute sette agitation, ces flots d'encre et d'éloquence, les divers projets et contre-projets de marine canadienne ou de contribution à la dé fense navale de l'empire, tout cela a surgi de la ‘‘ panique allemande," La loi Laurier, prolongement de la résolution Laurier-Borden et de la proposition Foster, est le rejeton bâtard du faux patriot'sme et de la peur irraisonnée, engendrés par le ‘péril allemaad"® et l'exploitation qu'en firent nos politiciens de toute couleur.

Et cette terreur d% ‘péril allemand'’ d'où provenait-elle? De l'importance extrême attribuée à Dreadnonghts et de la présomption que dans un nombre déterminé d'années, la flotte allemande compterait plus de Dreadnoughts que la flotte anglaise,

Or cette présomption, un« orité éminemment compétente, sir William White, ancien directe Î onstructions navaies du gouvernement britannique, en a dénx é la fagsseté, ( il a établi, avec preuves et chiffres à l'appui, G à cot tion des Dreadnoughts se pou suit aussi rapidement en 4 rr. en Aller” ie et que, quaat * à nombre et à la leur des au . la supériorité de la fl: rlaise demcur “asante, le {+ lard powcr imtaet.

à lui qui l'a rendu upconné de eéder aux

avait à re ute, ue pouvait e if désirs de venir en aide au £ lement Iservait. n'ai tredit, que je sache, par aueu itre autorité d'égale valeur,

“4 Si, au dire de cet expert, \ quith, M. McKenn#, M, Baifou utres ppliticiens, innocet outi ience technique, lie Jd'affoler le peuple du royaun | 5 seutement don né la peine d'étudier les faits et chiffres et de les exposer claire ment à la Chambre des Communes, il n'y aurait jamais eu ‘l'ombre l'une panique ’ à l'occasi lu faux ‘péril a .

séquent, pas de résolution Laurier rd i pas dk Niobés-Lemieux, pas de Dreadnoughts-Graham, pas d: projets de tout: sorte germés dans le cerveau de politiciens et de journalistes canadiens,

aussi innocents, pour | s, de toute science technique que les poli ticiens anglais, mais infinimeut pl oupcbles qu'eux de duplicité et de démagogie malsaiue.

Sur l'autre point—la supériorité générale des Dreadnonghts sur les cuirassés de moin: limension et les eroiseurs rapides—sir William White affirme que, contrai” ment à l'opinion commune, eette sûpériorité est loin d'être démontres

A ceux des lecteurs que ces questions intéressent, aux hommes pu-

aux journalistes qui désirent sincèrement chercher leurs inspirations en dehors de l'évangile des parties, des fonds reptiles où des “aisses électorales, je conseille la lecture d'une étude fort intéressante lu capitaine Reid, parue daus la Gazetts du 5 février, On y constätera ce qu'un autre homme compétent pense de notre folie navale en géméral et des Dreadnoughts en particulier. 11 dit crûment que c'est plutôt une question de ‘‘graft’’ que de ‘‘craft'’—en d'autres termes, que la science navale et la sécurité nationale sont sacrifiées à la cupidité des grands constructeurs de navires.

D'après l'analyse suecinète que le téiégrapbe nous a transmise, il semb;crait mêir: que sur cette question de l'efficacité des Dreadnoughts, le pessimisme de lord Beresford rencontre et confirme l'optimisme de sir William White,

La critique du fougueux amiral porterait principalement sur la mauvaise formation des officiers et des ingénieurs, le défaut de méthode dans l'organisation générale, la rareté et le mauvais état des sta.

harbon et d'approvisionnements, l'absence de cales de refuge les grands vaisseaux.

Et alors, en quoi, ie vous le demande, la censtruction de nouveaux vaisseaux pseudo-can ‘ions, ‘amiral’ Laurier, ou impériaux, ‘‘viceamiral” Horden, ou anglo-canadien, ‘‘contre-amiral'’ Graham (da Star), remédierait-elle au déplorable état de choscs décrit par lord Be. resford ?

De toute facon, sous l'un quelconque de ces régimes, nos vaisseaux —<anadiens, pur sang, wélis où quarterons,—scraient soumis, en temps de guerre, au commandement de l'amirauté anglaise. Au reste, du mo ment qu’on admet le principe de {a participation des colonies aux opé

sæmetions navales de la Grande-Bretagne, il r'en pent être autrement, ur ce point, l'opinion et la politique des autorités anglaises n'ôni

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démagogie malsaine.

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Sur l'autre point—la supériorité générale des Dreadnoughts sur sir Will

les cuiramés de moindre dimension et les eroiseurs rap des- White affirme que, contrairement à opinion commune \pério rité est loin d'être d ,

À ceux des lecteurs qu « questions intéressent, aux hommes pu h vt aux journalistes qui désirent sincèrement chercher leurs inspi rations en dehors de l'évi le des parties, des fonds reptiles où des caisses électorales, } la lecture d'une étude fort intéressante du capitaine Reid, parue daus l Gasotte du 5 février, On y cunstaters ce qu'un autre homme npétent pense de notre folie navale en général et des Dreadnoughts en particulier, 11 dit erûment que c'est plutôt une question de ‘‘graft'! que de ‘‘craft”—en d'autres termes, que la soience navale et la sécurité nationale sont sacrifiées à la cupidité des grands constructeurs de navires

D'après l'analyse auceinete que le télégraphe nous a trans uise, il semblerait mêm : que sur stion de l'efficacité des Dreadnoughts, Je pessir isme de lord Beresiord renecutre et confirme optimisme de sir Wiluum White.

La critique du fougueux amiral porterait principalement sur la mauvaise format des officiers et des ingénieurs, le défaut de méthode dans l'organi néra'e, la rareté et le mauvais état des sta-

ke charb + d'approvisionnements, l'absence de cales de refuge ulors, € 1 1s nande, la construction de nouveaux iux pseudo-canndiens nir Laurier, où impérianx, ‘‘vire Borden, où auglo-cana . ‘‘contre-amiral'” Graham (du Star), remédierait-elle au dep resford? ..

De toute facon, sone l'un quelconque de ces régimes, nos Vaisseaux canadiens, pur sang, Ines 0 juarterons,—scraient s0mIs, en temps de guerre, au comm ' le l'amnirauté anglaise, Au reste, du nu ment qu'on admet le prin » la participation des colonies aux op

sæwetions navales de la Grande-Bretagne, il n'en peut être autrement.

ur ce point, L'opiaiou et la politique des autorités anglaises n'oni

“jé depuis la dat: némoire du Comité de la défense coloniale

it, » y avoir résisté en 1902 ct € 1907, le gouvernement canadien a fini par y ax r

A la conférence spéciale de 1909, où MM. Brodeur et F, Borden

ter le mandat que la Chambre leur avait confié par sou

mars 1909 et d'où ils rapportèrent dans leurs flanes la fa.

le ministre de la marine impériale, M. MeKerna, d:

ent i a Cté reconnu par les gouvernements cob

guerre les forces navales locales devraient étre

de l'amireuté."? (2) conéln à Loudres, l'an dernier, entre le gouverne gouvernement canadien ue laisse subsister aucun

mps dé querre, q amd un Dominic œura mis à la dispa irœuté anglaise une partie de sa mari le querre nu toute rmeront partie intégrale « : flotte anglai

la guerre, (3) Laurier, nos marins êt nas navires,

notre sang ét le À \ ôts, ser temps di

uns

guerre, à 18 discrétion absolue de ! ité, « üre—je ne er pes de ler péter,—"'à l'autorité d'un « que L° Ls principaus officiers anglais accuse publ: ui d’ign raudcité et de trahison!'" (4)

Ainsi loin d'affaiblir la position que nous avons prise, les aceusations de lord Beresford ne feraient que la forti s

Du reste, impérialistes ou nationalistes ne $ vient tirer de ces ré vélations de conclusions définitives, avant qu'une enquête sérieuse n'en ait démontré l'exactitude ou la fausseté,

Cette enquête, c’est au gouvernemer flotte anglaise, qu'il maintient avant tout pour assurer la séeurité du commerce anglais et la subsistance du peuple anglais, à la faire prop te et complète.

En attendant cette enquête, le moins qu'on puisse dire, c'est que ei le réquisitoire de lord Berestord change que lque chose à le situation ce n'est aesurément pas dans ün sens favorable à la loi Laurier, TH n« justifierait nullement M. Borden et ses collègues de conserver dans statuts une loi qu'ils ont proclamée mauvaise et inefficace, 1] n'excus rait nullement l’abstention ou le silence des députés de Québec, d'Ontario et d'ailleurs qui ont dénoncé Ja loi avant leur éleetk pérons qu'aucun d'eux ne nous furcera à dire: qui l'ont dénoncée simplement pour se faire élire.

Quant à nous, nous contmuons de dire: la loi est mauvaise, la loi

doit être rappelée. Delenda Carthago.

Henri BOURASSA.

l'avril 1909 190" — re Bleu No a. 19]6-page 34 4 uiliet 1911 —‘‘Que vaut organisation navaie de

NB. Cet article était éerit et envoyé lorsque j'ai lu, dans les journaux de samedi, le cours retentiseant de M. Winston Churchill dépendamm sa portée considérable dans la politique ce discours du tre de la marine semble contenir une répot indirecte ord Bersford et confimmer l'opinion rassurante de Sir W. White sur la prématie de la flotte anglaise, Et surtout, il pr ne hautement la détet* mination du gouvernement britannique d: rmrainten otte suprématie pt l'ef ficacité des moyens qu'il a à sa dispos 1 pour eff r son dessein. C’est un magistral soulilet aux derniers crovants i exploiteurs du ‘‘Péril alle mand.” C'est un argument de plus en faveur du rappel de notre loi inutile, rélaste et grotesque Nous y reviendrons,

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