LE COMTE, LÉONCE
Je n'en reviens pas... Adalbert me disait cependant tout-à-Pheure qu'il claitbien sûrd'avoirdeviné lessentimens secrets de Mllc de Lussac.
LÉONCE
M. Adalbert a souvent dans ses idées une foi malheureuse.
LE COMTE
Mais on ne démentira pas ce que j'ai vu, moi. ..La manière seule dont vous étiez écouté l'autre soir au bal, m'a prouvé que vous n'êtes pas indifférent... Tenez, mon cher Léonce, vousvousyserez pris trop brusquement... vous aurez voulu être aimé trop vite... Que diable ! on ne traite pas les femmes si cavalièrement. Il eslsingulier que ce soit moi qui ai à vous apprendre à plaire. Mais enfin... tout n'est pas désespéré encore.
LÉONCE
Vous vous trompez, M. le comte... et je dois de ce pas aller prendre congé de mes hôtes.
LE COMTE
Du tout... du tout... nous sommes sauvés. Il me vient une idée. Il n'est rien de tel qu'une femme pour sonder les délicatesses du cœur d'une autre femme... pour savoir lui arracher son secret... Nousallonscharger la comtesse de cette négociation.
LÉONCE
M. le comte... je ne dois plus.,.
Laissez donc! elle s'en chargera avec grand plaisir à cause de vous... et tenez, justement... la voici.