LES MÊMES, BLANCHE
LÉONCE
Blanche, pardonnez-moi j c'est une dernière et solennelle question... Cette affection que j'avais cru enlrevoir pour moi dans votre cœur... est-elle brisée sans retour?
BLANCHE
J'espérais ne plus vous revoir, monsieur.
léoncë, à Adalbert.
Vous l'entendez... je suis à vos ordres.
ADALBERT
Blanche, songez-y; il est impossible de blâmer plus sévèrement que moi M. deNorbourg, mais puisque le mal est fait, ne songeons qu'à le réparer. Il ne faut pas vouloir... la mort du pêcheur... car enfin... il pourrait résulter de tout ceci...
BLANCHE
Eh! quoi donc?
Léonce, bas à Adalbert.
Silence, monsieur!... Voulez-vous que je doive la main de votre pupille à la crainte qu'elle aurait de voir exposer votre vie ?
oO FAUTE D'UN PARDON.
ADALBERT, à part.
Pauvre garçon ! il faut absolument que je le lue ! Allons ! une dernière épreuve... II sera toujours temps... {Haut.) Blanche, je vous donne une heure pour bien peser votre résolution. Croyez-en votre tuteur, ne soyez point inexorable... (A part.) Elle ne répond pas.
LÉONCE
Venez, monsieur.
ADALBERT, à part.
Toujours même silence... (Haut.) J'attendrai, Blanche... (A Léonce.) Il paraît que dans une heure, décidément... J'en suis vraiment désolé j mais, que voulezvous ? on se doit ces petites choses-là à*soi-même... Il n'y a pas moyen de faire autrement.