‹ Faute de s'entendre, comédie en 1 acte et en proseChapitre 20 sur 25 · BEAU FLAN · texte numérisé non relu

BEAU FLAN

A qui je n’ai rien demandé, Dieu m’en est témoin, mais enfin il m'a fait la demande de ta main.

LOUISE , à part.

Ah ! mon Dieu! quel contre-temps! et mon père s'est imaginé...

tbobcy, bas à Beauplan.

Il me semble qu'elle hésite.

bbacplan.

L’embarras naturel d'une jeune fille... allons, du courage !

THOBCV.

Ah ! mademoiselle, une démarche si précipitée serait sans excuse sans les encouragemens, sans l'appui que votre père veut bien me donner. Je sais que rien encore ne m’a fait mériter tant de bienveillance... laissez -moi espérer seulement qu’un jour, A force de soins, de tendresse... beauplan.

Comment, un jour! c'est à l'instant même.

LOUISE

A l’iustant! et il n'est pas lA! il ne vient pas A mon secours !

tlOBCT.

Monsieur...

BEAUPLAN.

Oh ! j’ai attendu assez long-temps, je n'ai plus de patience, j’entends faire usage de l'autorité absolue qu’elle m'a donnée, quand il s'agit de son bonheur, du mien, de celui de tout le monde.

LOUISE

Mon père!

beauplan, rans técouter.

Oui, mon enfant, après tant de secousses, d’agitation, cela m'était bien dû! Dans ma joie, je veux annoncer cette bonne nouvelle à toute la maison! (A Thorcy.) Ab! mon Dieu! vous ne pouvez plus partir maintenant 1 il faut pourvoir à votre remplacement : un commis de nos bureaux. Je vais m’entendre avec Blum pour cela! (A sa fille.) Allons, te voilà bien contente !

LOUISE

Je voudrais te parler...

beauplan , l'interrompant toujours.

C’est bien I tout-A-l’heure ! nous avons le temps ( Quand je te disais que je découvrirais le mari selon ton goût! tu en doutais t Est-ce que rien

échappe 4 la tendresse d'un père t (A Thorcy.) Soyez aimable, faites votre cour, je reviens.

Il sort.

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