I.OCISB
Du tout!
BLUH .
Mais j* ai ajouté que, pour moi, j’aimais mieux les cheveux tout unis. 11 me semble que Ton peut bien avoir son opinion.
LOCISB.
Mais on n’y met pas de l’entêtement. Je suis venue me placer devant vous, je vous ai dit: Regardez-moi.
BLUH.
Eh bien ! j’avais parfaitement vu.
FAUTE DE S’ENTENDRE
Du tout, j'étais gentille, tout le monde vous le dira ; il faut donc que vous n'aycz pas regardé ! blum, à Btauplan.
Si l’on peut dire!...
beauplak, s'interposant .
Tout cela n'explique pas pourquoi tu as élé le prier devant tout le monde.
LOUISE
Pourquoi ne m'invite-t-il pas?
BEAUPLA*.
Mais s’il ne sait pas danser ?
sien.
L’événement l'a bien prouvé.
LOUISE
Alors, il faut apprendre : c’est si désagréable, un jeune homme qui ne peut pas se rendre utile, qui n’est bon à rien.
BLUM
Là ! vous voyez !
BEACPLAN.
Oui, je vois, je comprends tout. ( A lui-même, pendant que Louise et Blum remontent la scène en se disputant.) Ils s’aiment! mais Blum qui dissimule d'une manière indigne ; pourquoicc mystère alors? qu'est-ce qui l'arrête? Ah! mon Dieu, moi qui lui ai parlé d’un prince, dans sa position il no peut plus rien dire, c’est clair; mais je puis tout réparer . (Haut*.) Cette dispute n’a pas le sens commun. ( A sa fille.) Les torts sont de ton côté, ou plutôt, c’est ma faute; j’auraibdù te rappeler plus souvent que Blum a droit a des égards, du respect , et récompenser moi* meme des services...
BLUM
Monsieur, au nom du ciel...
BEAUPLA.N.
Tu ne le veux pas, je n’en dirai rien, mais je me les rappelle, ils sont là... et il n’est jamais trop tard pour acquitter une dette sacrée. Blum, approche, donne-moi la main; dès co moment tu cesses d’être mon commis, tu es mon associé.
LOUISE
Oh ! que je suis contente !
BLUM
Moi, monsieur 1
BBACPLAlt.
Oui, toi, depuis dix ans l’appui le plus solide de la maison, l’ami le plus fidèle; je sais que tu es modeste, mais tu l’es trop, il faut savoir ce que l'on vaut.
blum, avec joie.
Certainement, monsieur , puisque vous l’avc 2 jugé ainsi, je ne puis qu’être fier, heureux...
BEACPLAN.
Je veux qu’en toutes choses tu t'adresses à moi. te voilà l’égal de ce qu’il y a de mieux à Marseille, «t situ songeais à te marier...
Louue baisse 1rs j eu».
Jen'ai jamais eu cette idéc-là.
* Louise, Bcauplau, Blum,
BEAl'PLAN-
Les idées t’arrivent lentement; tu verras, tu réfléchiras.
BLUM
Non, je ne le pense pas.
BBAl'PLAN.
Je ne dis pas aujourd'hui, mais demain, après, le plus tôt possible enfin.
blum, à part
Allons, il va avoir la rage de me marier aussi, maintenant.
BEAUrLAN.
Certainement, je ne vois aucun parti auquel tu ne puisses prétendre. ( A part.) 11 me semble quo je m’explique clairement.
le domestique, entrant.
On demande M. Blum sur le port!
11 lui remet un papier.
blum, y jetant les yeux.
C'est l'état des marchandises qu'il faut faire viser à ladouane.
LOUISE
Nous quitter, juste dans le moment où l’on désirai tcauser!
beauplan, les observant , à part.
Ils veulents’entcndrc maintenant, se concerter, c’est clair; et faire ensuite la demande. (Haut à Blum qui se dispose a sortir. ) Reste, tu as ccs instructions à achever, un travail important!... j’allais sortir, je passerai à la douane, jcme charge de tout. (.4 lui-méme.) le toucherais au momeut fortuné! (Haut.) Mes enfans, qu’est-cc que je demande? que tout le mondesoit heureux, que chacun y mette du sien, et vous êtes sûrs de trouver, (êsa fille) toi, un bon père, (à Blum) toi, un ami qui sait que tu lui es dévoué.
BLUM
Jusqu’à la mort, monsieur.
beauplan, à part.
Il m’a compris, jencles perds pas de vue.
BLUM
Brave homme!
Blum s'jsticU ; Beauplan sort, reconduit par sa fille.
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