SCENE IX
LES MÊMES, Mlle OLYMPE.
( Elle tient une robe et un bonnet de magistrat. )
LE DUC
Eh! ne savez- vous pas qu'on la nomme le bon ange des prisons?
OLYMPE
Mon père, vous me l'avez dit bien souvent : aide et secours aux malheureux.
LE duc , à F auras.
Vite, mettez cette robe.
Ah ! je comprends.
TALON
En ma présence!. . . Mais comment espe'rez-vous?. . . olympe, tout en habillant Favras.
Il est de votre taille. . . revêtu de votre costume. . . je vais prendre son bras . . . nous sortirons par le pre'au . . . J'ai donué ordre à votre cocher de nous attendre.
TALON
J'entends. . . Oui. . . mais moi. . . qnand je paraîtrai. . .
LE DUC
Vous aurez la bonté d'attendre. Une heure, une heure seulement, là haut, dans votre cabinet.
TALON
Mais me prêter à une entreprise ! . . . . ( A Favras. ) Fermez donc. . . Fermez donc bien cette robe.
OLYMPE
C'est fini. Prenez mon bras maintenant.
( Ils se dirigent vers la porte. )
TALON
Je ne puis voir ceia je ne le puis. Laissez - moi me retirer. (Il fait quelques pas, puis les regarde encore.) Eh! ses cheveux, ses cheveux , que vous ne déroulez pas.
LE DUC
Quel oubli ! ( On les défait.)
( ij)
TALON , l'examinant.
Allons . . . Mon dieu ! de la prudence ! . . . ( Entraînant te duc vers la porte de gauche. ) Venez , sortons ... Ah ! qu'ai-je fait ?
LE DUC
Une bonne action ! On ne s'en repent jamais. ( Le duc et le lieutenant civil ont ouvert la porte de gauche. — Au moment de disparaître , le duc à Talon -. ) Il est sauve' !
( Olympe , tenant le bras de Favras , gagne la porte du fond. — Ils sont entre les grilles. — Le guichet s'ouvre , The'roigne et Mo rel paraissent. )