francs
Durant l’année 1906, l’assurance de la vie a encaissé 519.700 francs de primes et versé 146 600 francs d'indemnité (1).
4° Assurance contre la mort par accident. — Les membres des sociétés coopératives sont également admis à s’assurer contre la mort par accident. Cette branche d’assurance n’a
glary and Fidelity ». M. Cernesson traduit, mais à contre cœur, par le mot « Accidents ». Cette traduction littérale nous paraît inexacte ; l’assurance « Accident, Burglary and Fidelity » des Anglais correspond à nos assurances contre le vol. Voir le 39 th. Annual Cooperative Congt'ess , 1907, p. 79 et Cernessoil, p. 330 en note.
(1) Catherine Webb, p. 178 et 259 et 39 th. Annual Cooperative Congress , p. 79, voir aussi Cernesson, p. 326.
pas pris un grand développement. Aussi la société a-telle annoncé en 1906 qu’elle allait entreprendre l’assurance contre les simples accidents du travail. Cette branche d’assurance va donc revêtir à l’avenir, un caractère beaucoup plus pratique.
5° Assurance collective sur la vie. — Tout récemment, en 1905, un mécanisme très ingénieux d’assurance collective sur la vie a été mis en usage par la société (1). Les sociétés coopératives ont été sollicitées de verser à la coopérative d’assurance. un penny, par livre de ventes consenties par elles à leurs clients ; en échange. la coopérative d’assurance s’engage, en cas de mort de l’un des sociétaires de la coopérative, à payer 4 shillings, par livre d achats effectués par ce sociétaire auprès de la société, dans l’année du décès.
L’assurance collective sur la vie s’interdit de faire une enquête sur l âge ou l’état de santé des membres des sociétés coopératives, mais institue une police d’assurance collective, unique pour tous les membres des sociétés coopératives qui voudraient s’assurer.
Cependant, prélèvements et indemnités pour cause de mort sont les uns et les autres exactement proportionnels aux achats annuels moyens du sociétaire défunt. Si le sociétaire meurt avant 63 ans, l’indemnité est calculée sur la moyenne des trois dernières années, s'il meurt après 63 ans, l’indemnité est calculée sur la moyenne d’achats des 10 dernières années.
En d’autres termes, chaque membre des sociétés coopératives, collectivement assurées auprès de la coopérative de Manchester, donne, par l’intermédiaire de la société dont il est le client, un penny par livre d’achat ; en échange, ses héritiers recevront à sa mort 4 shillings par livre ou une livre d’indemnité pour 5 livres d’achats annuels moyens.
Par cette méthode d’assurance, la famille de chaque coopé-
(1) Catherine Web b, p. 259 et Cernesson, p. 332.
rateur défunt reçoit une indemnité équivalant au cinquième des achats annuels moyens effectués par le défunt. A la fin de 1906,27 sociétés comprenant 48.390 membres avaient adhéré à l’assurance collective sur la vie (1). Les membres de ces sociétés versèrent 114.500 francs de primes, et reçurent 80.000 francs d'indemnité ; ainsi 48.390 coopérateurs anglais bien qu ils n’aient consenti eux-mêmes aucune espèce de sacrifice étaient assurés de laisser à leur mort, à leur famille, une indemnité égale au cinquième de leurs achats annuels moyens à la société, la consommation coopérative moyenne des membres des sociétés coopératives anglaises et écossaises atteint annuellement 729 et 930 francs, les héritiers de ces sociétaires toucheront en moyenne 146 et 186 francs, pareilles indemnités sont fort appréciables pour des familles ouvrières.
§ 14. — Les coopératives de construction anglaises.
Les coopératives de construction font partie intégrante, avons-nous vu, du régime coopératif, ces sociétés sont assez nombreuses et fort puissantes en Angleterre.
L’Union coopérative anglaise s’est efforcée d’en dresser la statistique, les chiffres qu’elle a obtenus ne sont pas complets (2). cependant il en résulte que 413 coopératives de construction ont déclaré, dans leurs rapports, avoir construit directement depuis le début de leur activité, 14.107 maisons, 8.530 d'entre ces maisons sont encore la propriété des sociétés qui les ont construites ; 45.976 725 francs ont été dépensés sur ces immeubles.
Les autres maisons construites par les coopératives, au nombre de 5.577, ont été vendues par elles aux sociétaires qui les habitent; depuis leur construction, ces 5.577 maisons ont coûté 30.801.825 francs.
(1) 39 th. Annual Cooperative Congress, 1907, p. 79,
(2) 39 th. Annual Cooperative Congress, 1907, p. 77, et Congrès de Crémone, 1907, p. 276.
L’activité de ces coopératives de construction est double ; en même temps qu'elles construisent directement, elles fournissent des fonds à leurs membres pour les aider à constru re eux-mêmes des maisons pour leur usage personnel. Les coopératives de construction ont ainsi avancé 163.307.400 francs à leurs sociétaires ; ce capital considérable a contribué à couvrir les frais de construction de 32.600 maisons.
Au total, plus de 240 millions de francs ont été dépensés par ces 413 coopératives de construction, depuis leur constitution ; ces capitaux ont servi à édifier en tout ou partie seulement 46.707 maisons ouvrières ; tels sont les résultats généraux de l’activité des coopératives de construction anglaises. Ces chiffres se réfèrent à une assez longue période, cependant ils font la preuve pour l’Angleterre d’une extension véritablement remarquable du principe coopératif dans le domaine de la « production » des maisons, le plus durable et le plus solide de tous les objets de consommation personnelle.