LES YEUX ET LES PLEURS
J'ai vécu d'aimer, j'ai donc vécu de larmes'.
On dirait que le jour est rentré dans ses yeux, i
Et qu'en chantant surtout on est près de pleurer.
Tes beaux yeux en s'ouvrant un jour à la lumière Ont condamné les miens à te pleurer toujours.
Si tes yeux ont des pleurs, regarde-moi toujours.
Que j'aimais de tes yeux la brûlante douceur!
... Oh! l'ange qui pardonne Doit regarder ainsi quand il ouvre les cieux.
Du charme de ses yeux il m'accablait encore.
Que la vie est rapide et paresseuse ensemble
Dans ma main qui s'égare, et qui brûle et qui tremble
Qjue sa coupe est fragile et lente à se briser.
Ciel ! Qiie j'y bois de pleurs avant de l'épuiser.
I D'un mendiant aveurjle — le même qui lui fait ajouter :
Et la voix que j'adore Dans ce cœur consolé rcsonne-t-elle encore ?
io8 AUTELS PRIVILÉGIÉS
Oui, pour ne les plus voir j'abaisse ma paupière. Je m'enfuis dans mon âme et j 'ai revu ses yeux !
Quand ton sein se brisa dans une lutte affreuse On ignorait encore qu'il était plein de pleurs.
Ainsi qui lit trop loin ne voit plus que des larmes.
Les pleurs silencieux attendent les plus doux
Ils souffrent sans le dire, ils meurent à genoux, i
I Vivre dans le feu et les larmes, hélas 1 ce doit être une purification. Je vis ainsi. Ce mot est vrai d'une femme en parlant du ciel : « J'irai sur mes genoux. »
Fragment d'un brouillon inédit.
A rapprocher encore du vers de la couronne effeuillée.
J'y répandrai longtemps mon âme agenouillée.
dont une lettre que je possède varie et fait ainsi hésiter la sublime formule
Oii toute âme répand sa vie agenouillée
Mon àme y répandra sa vie agenouillée.
s Cette vie terrestre est vraiment un exil, cher frère... Pour moi, je l'avoue que j'en passe la moitié à genoux. •
Lettre citée par Sainte-Beuve.
Cet événement qui a rouvert toute ma vie et les scènes lugubres qui l'ont suivie m'ont jetée dans un si morne abattement que j'en suis restée comme à genoux.
Lettre inédite.
... Un charme est dans mes pleurs, Uair est chargé d'espoir, il revient, je le jure.
Gir ce qui nous aima nous le pleurons toujours.
Ce qui m'a fait pleurer jamais je ne l'oublie. Cache-moi ton regard plein d'âme et de tristesse.
C'était ton regard pur qui répandait sa flamme Sur notre plus beau jour réfléchi dans tes yeux.
Allez, Dieu comptera vos pleurs Au fond d'une âme solitaire.
Que le pleur plein d'un triste charme Dont tes chants ont mouillé mes yeux.
Ainsi pour m'acquitter de ton regard à toi.
Je voudrais être un monde et te dire : « Prends-moi. »
Ni ces heures sans nom dans le temps balancées Dont les ailes pliaient d'un tel bonheur lassées Alors que je laissais pour unique entretien Mon regard ébloui s'abriter sous le tien.
Et fondre dans mes yeux quelque doute rêveur.
Et mon cœur sait la place où je leur dois des pleurs
Qu'ils nie font mal sur d'autres que les miens (les yeux).
no AUTELS PRIVILEGIES
Et Dieu vous bénira qui dans vos chastes yeux Infiltra le symbole et la teinte des cieux.
Laissez tomber sans voix les larmes de mes yeux Qui cherchent leur chemin pour arriver aux cieux.
Quand tout y devient froid, jusqu'aux pleurs de leurs yeux.
Mais des sanglots lointains dirigent nos adieux
Et le deuil de la terre encense leur malheur. Tout ce qui pleure est beau...
Bénis soient donc vos pleurs dont lintérét s'amasse
Lien de Les yeux et Dieu vous garde à qui pleure, à qui va de vos charmes
hs pleurs avec Humecter sa prière, attendrir ses regrets !
L amour des Juurs. Inclinez-vous, ce soir, sous les dernières larmes
Qui s'épanchent sur vous du fond de mes secrets.