SCÈNE IV
"Les PR CÉDENTS, LE SUÉRIF, LE GEÔLIER, Socvats.
Sa RIF.—Qu'est-ce que c’est encore ? bou Dieu !... ne. G£ÔLIER. — Allons ! allons !... il va le tuer, c'est sûr ! "he B'caann.—Félix, mon cher Félix !... encore une fois, lAche-!e ! Féux (lâchant Camel).—Tiens, serpent, je t'écharperais, biew ;
mais je ne puis surmonter le dégoût que m'inspire ta sale charogne ! Retire-toi de devant mes yeux, chien !
SH RiF.—Mais il est toujours de plus en plus dangereux.
AMEL, —Shérif, je vous dénonce un infâme mystificateur. Cet homme qui & réussi à se faire passer pour fou, n'est pas plus fon que vous et moi. C'est une supercherie. Il vous en impose à tous !...
GEÔLIER.— Ah ! ah! ah! (riant). Allons donc ! encore un autre qui a la tête détraquée !.…
SHirir. —La prenve de ce que vous dites, Camel !
F uix.—La preuve que je ne suis pas fou, c'est que j'ai eu un instant l'envie de purger la terre d'uh vaurien de son espèce !
CamEez.—La preuve ?... C'est qu'il l’a avoué lui-même... Je l'ai vatoridu faire ses confidences à son ami Bichard.
Bécuarp.—Ron ! comme si les fans avaient l'habitude d'avoner qu'ils le sont !...
Fruix (bas à Béchard).—Merci, Béchard, tu me sauves !
GeôLiEn.—Il n'a jamais dit qu'il l'était, fou ; bien loin de là, il soutient toujours qu'ilest gouverneur du pays.
F'ux.— Allons, allons, c'est assez de bavardage comme ça. Suldats, vous allez prendre cet homme là (montrant Camel) et vous allez alier le pendre haut et court à la grande vergue de ma frégate qui est dans le port; sinon vous serez fusillés, demain matin, tout ce que vous en êtes !
Saénir (à Camei).—Vous voyez bien qu'il est fou...
CameL.—Je vous dis qu'il ne l’est pas, moi.
Sértr.— Vous êtes dans l'erreur, Cam2l.
CameL.—Je vous dis, shérif, q\'il n’est pas fou ; je sais ce que je dis.
Saénir.—ÆEh bien! si vous savez ce que vous dites, nous, : uous savons ce que nous faisons. Sortons. Geôlier, reconduisez les prisonniers à la prison. sort avec Camel.)
CameL (à part et soriant).—Bête que je suis !... (Montrant le poiug à Félix.) Ah ! je te repiucerai, va!...
Féuix (à part). —Du courage !... je l'ai parée belle !
GzôriEr (à Félix).—Monsieur le gouverneur, il paraît que vos gens de là-haut ne se conduisent pas bien, et l’on vient demander
votre secours pour rétablir l’ordre,
‘4 “ Féux:-—J'y vais de suite. Ah ! n'oubliez pas de dire à mon cocher de mettre mes deux chevaux blaucs à mon carrossa et de faire préparer soixante et quinze paires de raquettes pour mes gens. Je pars pour l’Angleterre ce soir : la reine me fait mander. (Ils
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PET a À Sr Le décor change et représente l'intérieur de la prison ; les prison-
niers sont au fond.