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(Grand Palais des Champs-{:lysees)
A propos de l’Exposition de l’UNION DES FEMMES PEINTRES ET SCULPTEURS
1 étaire de l'Union) dans son atelier.
me Vallet-Bisson. — 2. Mie Arosa (Secrétaire | SE ES É VaLueT-Bisson (Membre du Comité) dans son atelier.
Voices DE Mariée (Dentelles de la ,C'e des Indes).
Tr “Sseau au XX° Siècle
mise qui est renouée d’un lien de satin blanc. Le n° 3 est décore
Èë » & de chevrons de valenciennes rajustés au point de dentelle avec intervalles de très petits plis qui forment comme une pinçure de l’étoffe. Ces chemises
USQUE vers la findu moyen âge, le luxe dulinge était à per près inconnu. en fin linon sont dans la catégorie des chemises du soir habillées. Les femmes de France ne portaient que des chemises de toile gros- Le n° 4 est en batiste plus forte d’un genre plus sobre, bien que fort sière ou de serge. Ce fut Isabeau de Bavière, l'arbitre des élégances soigné, pour chemise de ;aur. Le n° 5 est en fine percale, certaines person-
nes tiennent à porter du coton en été.
Le n° 6, chemise à l'enfant, va audevant de la mode qui nous ramène vers les toilettes Empire. Ce genre fantaisiste ne comporte point de corset. Le vêtement de nuit, sous le nom spécial de chemise de nuit, est en réalité une sorte de peignoir de lit, très orné, très faconné.
en percale ou en toile fine, selon le goût ou les habitudes. Le linge de soie, le linge de couleur sont absolument démodés, on est revenu sans partage au linge blanc en fil ou en coton.
Le n°7estune chemise de nuit en toile de Hollande, ornée d’entre-deux et de volants d'application.
Les numéros 8 et 0 sont des sauts de lit, l’un en surah blanc croisé devant avec volant orné de fronces, garni de valenciennes ; l’autre en crêpe de Chine avec empiècement de valenciennes et berthe d’entre-deux d’étofle et de dentelle. L’ampleur des pantalons 10 et 11 est tout à fait nouvelle. Très ajustés du haut, ils peuvent au besoin remplacer, par suite de leurs proportions,
au xv° siècle, qui s’avisa de porter des chemises de fin lin.
Les belles dames de l’époque éprouvèrent une admiration si vive pour ce vêtement nouveau que peu à peu leurs robes s’entr'ouvrirent afin de laisser apercevoir les « robes-linge », selon l'expression de l’époque, et aux manches, aussi bien que sur les hanches, l'éclat du linge de lin vint trancher du haut en bas par l'ouverture des vêtements sur les plus riches tissus.
Peu à peu, les proportions de la chemise se sont rétrécies, Nous la voyons aujourd’hui très échancrée, dépourvue de manches, réduite en réalité à l'expression la plus exiguë. Légères et ténues, ornées pour la plupart de valenciennes en incrustations, les beaux trousseaux comportent six douzaines de ces chemises à garnitures variées, chemises de bal, chemises de jour, chemises d’été, chemises à l’enfant.
Les modèles que nous reproduisons ici résument ce qui se fait de plus élégant en ces différents genres.
Des jours à fils tirés dans la batiste
encadrent délicatement les dentelles, à .. le petit jupon de dessous. Ils sont en Par la recherche de la façon, par le HEMISSE DE JOUR (n° Z à 6) nanzouk fin, avec volants coupés en choix des dentelles, de l’étoffe, la chemise moderne torme, l’un orné d'une haute valenciennes, l’autre
avec entre-deux en incrustation sur un volant dentelé. Lien desatin blanc passé dans des brides faites à même l'étoffe.
Les corsages de dessous formant boléro en linon sont raccourcis,afin qu’aucun épaississement ne vienne s'ajouter à la rondeur de la taille.
L'un, n°12, estin-
a toute la perfection que l’on réservait jadis aux plus beaux mouchoirs.
Le n° r est incrustation en forme, de dentelle duchesse.
Le n° 2 est rehaussé d'une haute valenciennes sur laquelle s'applique le linon finement dentelé. Une guirlande de broderie orne le
plastron de cette che- CORSAGES DE Dessous
crusté de nœuds de valenciennes. L’autre. n° a des incrustations en forme de chéinons,
Le n° 14 est presque entièrement en valenciennes façonnée par la dentellière.
Le numéro 15 est une matinée en mousseline des Indes, brodée de pois au plumetis avec pointillé de broderie d’or dans le fond, sur transparent de Liberty rose. Garniture de valenciennes et rubans roses.
Dans les mouchoirs habillés la dentelle domine.
La dentelle en incrustation, et non pas la badinée, comme on les faisait naguère, pour tous les mouchoirs habillés. Par l'examen de ces différentes pièces, on remarquera que la tendance n’est pas seulement d'employer la
dentelle en garniture, mais bien de lunir à l'étoffe d’une façon assez , ; & intime pour qu'elle fasse corps et se confonde en quelque sorte avec elle.
Les voiles de mariée que nous reproduisons ici sont l’un en dentelle d'application d'Angleterre, celui à tenir, l’autre en point d'Alençon. Ces belles dentelles sont le complément de toute toilette de mariée élégante.
Le fin réseau en est aussi léger, aussi vaporeux qu'un voile de tulle illusion. Mais la dentelle est tellement plus seyante, plus élégante, mieux, appropriée à la toilette blanche des mariées que nous ne saurions trop engager les jeunes fiancées à choisir un de ces voiles pour leur trousseau.
L’enveloppement de la dentelle est d’un ton beaucoup plus doux que le tulle au ton bleu, aux plis cassants. Les voiles ont 3 mètres de longueur. Ils ont une forme oblongue très allongée. On remarquera que la partie qui doit s'attacher à la couronne est très allégée comme dessin, afin de laisser du vaporeux auprès du visage. On le pose généralement en arrière sur le sommet de la tête, mêlé à des brins d’oranger ; la toilette en est enveloppée et rehaussée. La partie allégée du dessin peut également se rabattre sur le visage si on le désire. Le voile peut ensuite ètre utilisé pour des toilettes habillées du soir. La composition d’un trousseau s’est singulièrement modifiée depuis quelque trente ans. On se préoccupe beaucoup plus du luxe et de la recherche que de la quantité. La mobilité de
la mode, l’ajustageétroit de la lingerie ne comportent pas des plans de longue durée. La taille, la forme des corsages également change. Les jeunes femmes préfèrent ne pas s'encombrer d’objets qu’on ne pourrait utiliser.
PANTALONS (2% 10 el 11).
CHEMISES DE NUIT (n° 7 à 9).
MATINÉE {n° 75),
Moucnoirs AssORTIs.
Quatre douzaines de chemises de différents degrés parmi lesquelles deux douzaines de chemises habillées et garnies, seront suffisantes. Deux douzaines de chemises de nuit dont six très ornées de dentelle, six avec valencienneset broderie et douze autres plus usuelles.
Dans ce genre, on porte beaucoup de mousseline brodée, et,commetout ce qui concerne la lingerie, ces vêtements fantaisistes sonttrèsornés, très façonnés, dans le genre souple et neigeux.
Quant aux mouchoirs, ce sont des carrés de dentelle ou de linon pas plus grands que la main, de façon à pouvoirse dissimuler dans le corsage, dans la manche ou la cein-
ture, puisqu'il est convenu qu’on ne doit point avoir de poche à ses robes. Le luxe des jolis mouchoirs est généralement très apprécié. Les belles
dentelles foisonnent dans les corbeilles, dans les trousseaux luxueux. Nombre de femmes ont un goût passionné pour l’histoire de la dentelle qui a un réel intérêt, et elles s'appliquent à en faire des collections. C’est par excellence au reste la base de la parure féminine.
L’art de la dentelle est arrivé à son apogée au xvu® siècle. Malgré les progrès de l’industrie, c’est toujours l'aiguille et le fuseau qui créent les merveilles que nous voyons; ne pouvant le surpasser, on cherche à imiter l’ancien. Dans bien des régions le fil si ténu qui sert à fabriquer la dentelle est encore filé à la main.
C’est grâce à la dentelle, si la quenouille ct le fuseau vivent encore, ces vieux attributs de la vertu féminine ne seraient plus, sans le frèle réseau, qu'une légende de fée.
Mio CARETTE.
P. S. — À une « amie de la mode française ». — Tous mes remerciements pour vos excellentes indica-
tions. Vous voyez que nous nous rencontrons d'accord sur la question des trousseaux.
La
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: Composé spécialement pour FEMINCA.
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