SCENE XXVIII
ADOLPHE, JOSÉPHINE, AGATHE, LEOi\, DUROULEAU.
ADOLPHE, sautant au cou de Léon. Ah !
mon bon, mon véritable ami, c'est à vous qtie je dois mon bonlieur, c'est vous qui l'avez décidée... Ah! mademoiselle! ah!
mon tiès-cher !...
LÉON. ÎMaisje ne comprends pas...
AGATHE, aoec timidité. Joséphine, un parti se présente pour moi... on recherche \ ma main; mais j'ai cru ne devoir accepter qu'autant que tu m'approuverais.
JOSEPH JNE. Eh! que m'importe à moi!
AGATHE. Esl-il possible!... quoi! tu consentirais?...
JOSÉPHINE. Et pourquoi m'y refuseraisje? (juels droits me soupçonne-t-on sur ton préteedu?...
AGATHE. Tu ne l'aimes donc pas, et tu verras avec joie?...
JOSÉPHINE. Epouse-le ! quand tu voudras... aujourd'hui... dans un instant...
Que me fait à moi ce mariage ? Bien loin de m'y opposer, je t'y invite, je t'en prie... et si tu crois que je ne suis pas sincère... tiens, donne-moi ta main, et que je vous unisse moi-même.
Elle prend la main d'AE;alhe et la met dans celle d'Adolphe.
AGATHE. Que fais-tu? ce n'est pas mousieur que j'épouse...
ADOLPHE. Qu'entend.s-je ?
JOSÉPHINE. Et qui donc?
AGATHE, montrant Léon. C'est monsieur!
JOSÉPHINE. Léon! lui! il t'aime donc?
AGATHE. Demande-lui toi-même.
JOSÉPHINE, à part. Ah ! ainsi pas un des deux!... Ah! ce coup est plus terrible que l'autre... car il m aimait, lui, et il me méprise; que vais-je devenir?
Air d'une contre-danse h l'orchestre.
ADOLPHE. Me voilà bien planté!... moi qui pensais être aimé! Allons, ce que j'ai de mieux à faire, c'est de retourner chez mon oncle.
DUROULEAU. Moi chez ma femme !
LÉON, à Agathe. Nous chez le notaire!
JOSÉPHINE, avec force, et après un moment d'hésitation. Et moi au bal!