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ne peut être que l’ennemi de tous.
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Le gouverneur sourit,
—Vous avez un goût particulier pour les sorties, Monsieur, dit-il, et, pour être franc, je vous dirai que 4 votre attitude est plutôt celle du soldat que de l’ambas-
: ~~ [verons " ‘gadeur, Mais, sur mon âme ! voulez-vous que je le dise, 1 Ecos- \ je n’en pense pas moins de vous pour tout cela, oulions À La porte s’ouvrit et Morris introduisit Radisson, Le
es Cau- Radis-
4 regard fulgurant et sinistre du coureur de bois se porta : successivement sur chacune des figures et finit par ‘ s'arrêter menacant sur d'Iberville, I] flaira une maui donna 4 raise affaire, et devina immédiatement d'où le coup N partait, D’Iberville se rapprocha de la fenêtre et, s’ac- HET et | coudant au tabouret élevé qui avait servi de siege à yn peut L Jessica, attendit l'issue de Ventrevue, Au même instant, le gouverneur alla le trouver, 4 — Vous comprenez, lui dit-il tranquillement, que nos gens se sont servi de cet homme, et qu'il peut se dire À
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D’Iberville fit un geste de respectueuse discrétion, ns AUSSI
— Je comprends pirfaitement Votre Excellence, dit-il, et je vais me retirer.
que je vs avec 1 ban du joyeuseir savoir
En même temps, il se dirigea du côte de la porte, Au moment où d’Iberville passa, le coureur de bois
murmura ces paroles :
PE] 3 y à un vieux dicton des bois qui dit: Il est
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j ' $ dangereux pour le jeune loup de suivre la piste du ridu qui ig ai % vieil ours, a —C’est assez vrai, rétorqua d’'Iberville avee le plus hi : ' :
' — grand sang-froid, surtout si le loup ne tient pas le ressort
s sorties, de la trappe.
irai que
Vambas-
Dans l’antichambre s2 trouvaient deux soldats et l’Ecossais’ D’Iberville salua et sortit dans la cour qu'il
se mit à arpenter de long en large, Il apercut, un moment, la figure de Jessica à une fenêtre, et fut frappé de l’altération de ses traits, de l'anxiété de son regard, Sa surprise fut profonde, mais, tout en lui laissant libre cours, il ne put s'empêcher, avec son habitude innée d'observation, de scruter de ceil toutes les particularités de la maison et du jardin du gouverneur et de les raver si bien dans son esprit, qu'il eût pu exactement en reproduire l’image, à mesure qu’elles lui passaient sous la vue, Puis, il se prit à associer le compagnon de Radisson à l'expression de vague effroi qu'il avait remarquée sur la figure de Jessica,
I] apercut enfin Radisson qui sortait de la maison entre deux soldats ; le coureur de bois s’en venait en agitant la tête de côté et d'autre, A la vue d’Iberville sa bouche se contracta et il montra les dents comme ure bête fauve ; ses sourcils noirs se froncèrent violemment sur ses yeux féroces,
—Il y a plusieurs chemins pour aller en enfer, Monsieur d’Iberville, grinca-t-il. Quelque bon jour, lorsque vous croirez marcher sur un fêtu de paille, ce sera sur un serpent venimeux que vous aurez mis le pied. Vous m'avez fait mettre au ban. Gare à vous! Lorsque le pruserit sera fatigué de ce jeu-la, il terminera vite la partis ct il fera payer cher à quelqu'un et la bougie et les cartes.
D’Iberville alla droit à lui.
—Radisson, dit-il d’une voix calme, vous avez toujours été proscrit. Chez nous, vous avez été traître ;
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