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leurs enfants par un temps humide et froid. Le lendemain, 27 novembre, 3 nourrices et 9 enfants (Tableau F) étaient atteints de bronchite. Je l'appris en faisant la visite des débiles. Un certain nombre d'entre eux étant restés stationnaires, j'en cherchai la cause et j'appris que les nourrices auxquelles ils étaient confiés avaient passé une grande partie de la nuit debout, à soigner leur propre nourrisson. Les 4 enfants de nourrices qui restaient indemnes furent atteints les jours suivants (voy. Tableau F). Enfin trois, entrés plus tard, furent également malades.
Nous craignîmes immédiatement la transmission aux débiles de cette affection qui avait éclaté si subitement. Les maladies de l'appareil respiratoire étaient relativement rares dans notre service puisque, à part les faits de coryza, nous n'avions eu que 1 cas de bronchite du 1^'" juillet au 27 novembre ; du reste, dès qu'un enfant toussait, il était immédiatement isolé.
Mais comment éviter la contagion ? Les nourrices n'ayant pas de salle de change destinée à leurs propres enfants, les amenaient sans cesse dans celle réservée aux débiles.
Six jours plus tard, le 3 décembre, l'épidémie éclatait chez ces derniers : 17 enfants étaient atteints. (Tableau G.) L'infection était caractérisée par de la bronchite et du coryza. Un autre enfant était pris le lendemain et quatre le 5 décembre. Pendant les jours qui suivirent, l'épidémie atteignit peu à peu presque tous les enfants.
En présence de cette extension rapide de la maladie, le service fut fermé le 5 décembre ; du 27 novembre au 5 décembre on avait encore reçu 7 débiles.
Cette épidémie portant sur des ôtres petits, chétifs, vivant dans des couveuses ou venant d'en sortir, fut extrêmement meurtrière : 34 enfants furent malades et 23 succombèrent. Et parmi ces derniers, quelques-uns qui avaient beaucoup augmenté de poids allaient quitter le service. Nous citerons en particulier :
Le n°293 qui, pesant 1.400 grammes à son entrée, avait,