‹ Femmes en couches et nouveau-nés [electronic resource]Chapitre 43 sur 68 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Avait atteint 2073.

Parti le 27 janvier. Poids, 2 800.

Parti le 16 janvier. Poids, 2830.

Parti le 9 février. Poids, 2 630.

1 arti le 13 lévrier. Poids, 2600.

Parti le 16 janvier. Poids, 2 730.

Parti le 27 janvier. Poids, 2 800.

Parti le 3 janvier. Poids, 2 580.

Parti le 30 janvier. Poids, 2 7-iO.

le 27 novembre, atteint le poids de 2.660 grammes; le n° 343 qui, pesant 1.540 grammes à son entrée, avait atteint le poids de 2.100 grammes; le n° 344 qui, pesant 1.930 grammes à son entrée, avait, le 27 novembre, atteint le poids de 2.770 grammes.

Du 27 novembre au 22 janvier, nous avons la statistique suivante :

Enfants partis bien portants 10

— morts de faiblesse congénitale 6

— — de suppurations multiples . . .1

— — de bronchite 23

Restant en traitement 8

Total ~W

Le chiffre 48 représente les 41 enfants qui se trouvaient dans le service le 27 novembre, et les 7 qui y furent admis jusqu'au 5 décembre.

La faiblesse congénitale des enfants les met dans un état de moindre résistance, le plus simple raisonnement l'indique et les faits le prouvent. Tandis que la mortalité des débiles a été si grande, dans la proportion de 23 sur 34, c'est-à-dire de 67,6 p. 100, parmi les enfants des nourrices, un seul sur 15 (6,6 p. 100) a succombé.

Les chiffres que nous avons rapportés et qui s'appliquent à toute l'année 1895 et à l'épidémie du mois de décembre, montrent deux choses :

1° Le pavillon des débiles peut rendre des services. Sur 297 enfants apportés et qui pouvaient être considérés comme viables, 157 (52,86 p. 100) ont été sauvés, bien que beaucoup d'entre eux fussent non seulement des débiles, mais encore des malades ; 140 sont morts et parmi eux nous comprenons ceux qui ont succombé pendant l'épidémie de bronchite, ce qui rend plus fort le chiffre de la mortalité générale ;

2° Le service des débiles, tel qu'il est organisé, ne les met pas à l'abri des affections contagieuses, en particulier de celles dont les enfants des nourrices sont atteints. Une épidémie de

varicelle survenue en février 1895, et décrite par un de nos internes, M. Apert, l'avait déjà montré ; l'épidémie de coryza et de bronchite observée pn décembre 1895 l'a de nouveau et cruellement prouvé.

Est-il possible de porter remède à cet état de choses ?

Le service des débiles est actuellement composé de la façon suivante.

A. • — D'un côté, il existe une grande salle où sont les enfants, dans des couveuses ou dans des berceaux; 4 petites chambres d'isolement occupent l'extrémité de cette salle.

B. — De l'autre côté se trouve le dortoir des nourrices. A son extrémité ouest sont les annexes nécessaires : salle à manger, office, vestiaire, lavabos, etc.

C. — Entre ces deux parties est la salle de cfiange, maintenue généralement à la température de 24 à 25 degrés, salle où on déshabille, pèse, lave et allaite les débiles. Cette salle de change étant unique sert pour tout le service, aussi les enfants des nourrices s'y trouvent-ils constamment. Si l'un d'eux est atteint d'une alï'ection contagieuse, il peut non seulement la communiquer aux autres enfants des nourrices qui vivent dans le même dortoir que lui, mais aussi aux débiles.

Comment éviter ces accidents?

I. — On pourrait avoir des nourrices sans leurs enfants, et cela existe à l'hospice des Enfants-Assistés. L'avantage serait grand. On supprimerait ainsi les principales causes de contagion. Mais il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un service d'enfants débiles. Si les uns, quand ils sont devenus forts, peuvent teter vigoureusement, d'autres n'exercent que de faibles mouvements de succion ; d'autres, encore incapables de teter, doivent boire au verre ou môme être gavés : il faut alors que la nourrice fasse sortir le lait de son sein, soit à l'aide d'une téterelle, soit par la pression des doigts.

L'enfant vigoureux de la nourrice qui tette sa mère entretient chez elle la production du lait. Que se passerait-il si on

FEMMRS EN COUCHES.

supprimait chez la nourrice cet excitant à la fois physique et moral de la sécrétion lactée, son propre enfant?

Et si, malgré toutes les précautions prises, une nouvelle épidémie survenait qui obligeât à ne plus recevoir d'enfants débiles pendant quelque temps, toutes les nourrices risqueraient de perdre leur lait, ce qui leur causerait personnellement un réel dommage. Il ne nous semble donc pas qu'on puisse, pour un service de débiles, avoir des nourrices sans leurs enfants.

II. — Si on conserve les nourrices avec leurs enfants, il faut isoler complètement ces derniers du service des débiles. II nous semble donc qu'il devrait exister un pavillon spécial, réservé aux nourrices: leurs enfants ne franchiraient jamais, sous aucun prétexte, la porte du service des débiles.

Mais ce n'est pas tout : outre les enfants des nourrices qui peuvent être une source de contagion, il y a encore les enfants apportés malades du dehors. Le service des débiles ne pourra jamais, quoi qu'on fasse, être un service réservé aux enfants exclusivement atteints de faiblesse congénitale. Certes, la plupart de ceux qu'on y apporte sont des enfants avant terme, des prématurés qui sont sains, mais beaucoup aussi sont nés depuis quelques jours ou même depuis quelques semaines, ils ont de l'entérite, des suppurations de l'ombilic, de l'érysipèle, des conjonctivites, etc. Sur 39S enfants reçus en 189S, 117 étaient' en état pathologique. Ils sont faibles, ils sont chétifs, ils sont débiles, c'est vrai, mais ils sont aussi malades. Ne recevoir que ceux qui sont des débiles congénitaux, refuser ceux qui ont de la débilité acquise, cela pratiquement est impossible ; nous l'avons essayé sans succès. Et cependant, ces débiles malades peuvent constituer un danger.

.. Nous croyons donc qu'il serait nécessaire d'élabhr dans le service trois parties.

Dans la première seraient placés les débiles congénitaux, ceux apportés du dehors immédiatement après leur naissance, ou venant de la Maternité et ne présentant aucun danger d'infection.

La seconde serait réservée au enfants débiles malades ou suspects venant de la ville, venant de chez les sages-femmes agréées ou sortant des services hospitaliers. Après un certain temps, ils passeraient dans la première partie.

Enfin la troisièvie partie, totalement distincte des deux autres, serait constituée parle pavillon des nourrices.

De la sorte on pourrait probablement éviter la contagion des débiles par les enfants apportés malades du dehors, la contagion des débiles par les enfants des nourrices.

Il nous reste à dire, en quelques mots, comment nous proposons d'organiser chacune de ces trois parties.

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