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qu'on les prît sur notre terre de France, que ce fût sainte Radegonde, sainte Geneviève, sainte Clotilde, et tous ces cœurs vaillants de la vaillance de Dieu jus qu'à Jeanne d*Arc et depuis elle, n'importe où l'historien allât les choisir, elles étaient dignes de s'aligner en face des plus grandes (s'il y en avait) de la Révolution française, et de faire baisser les yeux à leurs portraits, plier le genou à leurs cadavres. Peintes par un homme de talent qui, sans être austère, aurait eu le chaste pinceau de la force, quelle galerie magnifique elles auraient formée devant le petit Panthéon déterre cuite de Michelet! Le P. Ventura, homme d'immense doctrine, de foi profonde, de vigueur de parole, un vrai lion évangélique enfin, n*aurait-il pas pu se reposer de ses travaux de prédicateur en naas écrivant cette majestueuse histoire? Nous l'avions cru, et il nous eût été doux de rendre compte d'ua tel ouvrage; il nous eût été doux de démontrer la dlfférenée qu'il y a eaire les héroïnes de la foi en Dieu et les héroïnes de la foi en soi-même ; car, malgré l'éternelle mêlée des systèmes et le fourré des événements, il n'y a que cela dans le monde : le parti de Dieu ou le parti de l'homme ; et il faut choisir 1
Mais, encwe une fois, nous avions rêvé. Les Femmes chrétiennes du P. Ventura ne sont pas le travail d'histoire que nous avions espéré, et que nous désirons encore... C'est tout simplement un substantiel recueil d'homélies, prononcées par le célèbre prédi-