‹ Fénelon directeur de conscience: directeur de conscienceChapitre 154 sur 254 · I . Cf. Éducation des Filks, ch. v · texte numérisé non relu

I . Cf. Éducation des Filks, ch. v

charmante dont rêvent les jeunes filles, c'est une société natarelle où Fénelon peut envoyer son élève sans crainte, si elle est telle qu'il a espéré de la façonner \

û Nous n* avons encore rien lu, dit M. Crouslé, qui nous semble plus justement conçu, dans l'ensemble et hormis quelques restrictions, que ce système d'éducation pour les filles; ni rien observé qui nous parût préférable, pour le bonheur des familles, pour la dignité et la prospérité de la société tout entière, au modèle que Fénelon nous présente de la femme accomplie. Le monde moderne cherche à réaliser un tout autre idéal ; puisse-t-il ne pas se méprendre ! Les erreurs, en cette matière, sont d'une incalculable gravité *. »

Après Beauvilliers, Chevreuse, deux noms que l'histoire a unis dans un même sentiment d'admiration. On disait des deux beaux-frères qu'ils n'avaient qu'un cœur et qu'une âme ^ Ils logeaient ensemble à Marly, tout près l'un de l'autre à Versailles, et se voyaient au moins deux ou trois fois par jour; ils vécurent ainsi plus de trente ans, sans qu'aucun

1. Cf. le portrait, sous forme épique, de la jeunefiUe accomplie dans le Tilimaque (livre XVII. Ed. Legouez, p. 469).

2. Crouslé, I, p. 186.— Outre cette belle étude de M. Crouslé (I, p. 163-186) sur le traité de V Éducation des Filles, nous tenons à signaler \ Introduction de M. O. Gréard au même ouvrage. (Paris, Jouaust, 1885.)

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