‹ Fénelon directeur de conscience: directeur de conscienceChapitre 189 sur 254 · I. Œ. C, VII, p · texte numérisé non relu

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on l'accuserait de tomber par scrupule dans la rigidité et la minutie. H faut même qu'il tourne ses ordres du côté de la discipline militaire, qui a besoin de cette fermeté \.. »

Le duc de Bourgogne fit avec Vauban le siège de Vieux-Brisachj il s'y exposa constamment avec une bravoure tranquille qui lui fit honneur. Le 7 septembre, après quatorze jours de tranchée ouverte, la place fiit enlevée. Le prince quitta Tarmée sur les ordres du roi et arriva à Fontainebleau > le 22 septembre, en même temps que la nouvelle de la victoire remportée par Villars sur les Impériaux à Hochstedt, iournée dont la gloire devait être effacée, l'année suivante, dans le même lieu, par une des plus humiliantes défaites qui aient été infligées aux armées de Louis XIV.

Le prince passa ensuite cinq années à Versailles dans une vie de piété admirable, au point d'alarmer une cour où s offrait chaque jour le scandale des mœursj fuyant les plaisirs par goût et par devoir. Il se laissait aller volontiers à une dévotion solitaire et sombre. Fénelon l'apprend, il supplie son élève de n'être point « trop particulier », de se faire accessible, ouvert à tous^ de ne point se contenter des vertus qui sont Tornement d'une vie privée,. mais d'acquérir les qualités dont le futur roi de France ne saurait se passer. Qu'il soit ferme, qu'il ait de la hardiesse dans les actions, de la netteté dans les paroles^ qu'il ait de la largeur dans ses vues^ qu'il dépouille l^écolier et

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