I. T. V. Utrre VI, [.. ji
3. F«nolon, ErplicaHm Jrs «■•liims. nH. \VI, vrai, édil. cit., p. )37 ; « Quflnd on entend elaircweal ce que lea m^'atiquce enlf ndcnl par proprivÛ, on ne peut plus avoir de |)eino ïi couipiendre ce que veut diro d^suji/irofiriofiia. C'est l'opcrnlion de la gr.'tu-e qui piirilie l'amour et qui le rond d^intéri'SK dans l'iMerricc de luntca Iti vertus» ; <^. Liltn à ta sanr Chnrlolle <k Saiat-Cyyriea ,bi to mars ifiuli, t. VIII, p. A5i'3 et plus loin Lo tire du 1 1 noiîl. p. f^r> sqq.
i. Cf. les leili-5 de Féndon lilCï Lettre III, p. ig, n. i.
70 FENELON ET M™» GUYON
ment. Je voyais que le regard du Père était un regard fécond, qui engendrait un terme de ce regard, infini comme lui, que ce regard était de complaisance et d'amour, un regard nécessaire aussi bien que l'amour, et que cet amour produisait un terme infini, que cet acte dans son principe et dans sa fin, était pur, simple et indivisible, quoiqu'il fût très distinct dans 'ses effets personnels, que la simplicité et unité était entière, en sorte qu'il n'y avait ni temps ni instant, ce qui faisait sa perpétuité et son éternité : je sens bien ce que je veux dire à présent, sans le pouvoir exprimer. Il me paraît que vous me comprendrez.
J'ai hésité de vous dire, qu'après que j'ai voulu me persuader qu'il pouvait y avoir de l'imagination à ce que j'éprouvais à votre occasion, je fus quelque temps ôtée de cette expérience, sans que je pus, même le voulant, me * donner la moindre pente ; et, sitôt que je fus rentrée dans ma première croyance que cela est un pur effet de la grâce, mon âme fut aussitôt remise en communication avec la vôtre. Je suis toujours confirmée dans ce que je vous ai mandé pour votre vocation*, qui est que vous n'écoutiez ni votre esprit, ni la raison de vos amis, mais que vous suiviez sans hésiter la simple et douce inclination que le Seigneur vous donnera.
Je ne vous fais point d'excuse de ma simplicité à vous mander les choses. Je ne le pourrais. J'en userai toujours de même, sans prétendre que vous vous arrêtiez à rien, parce que je ne porte point de jugement de ce que je dis; mais Notre-Seigneur, qui est en vous, saura bien vous faire rejeter le mal et choisir le bien. J'éprouve toujours plus que je n'ai aucun pouvoir sur moi-même, et que je ne puis me donner nul mouvement, pour petit qu'il me soit, ni me tourner vers aucun côté, si l'on ne me fait^...