Cf. Lettre V. p. j
S. Les écrits cpi'ellc fera déposer chez M.
La raison, pour laquelle on a usé de cette autorité, sur moi à l'égard de la commuoion *, c'est, selon que je Tai compris ce matin, parce qu'ayai)t, à cause de la lièvre, besoindecure, — je m'en abstenais ou me privais de communier. Le père de famille a fait comprendre qu'il en usait avec ses enfants avec une familiarité et une liberté infinie ; et, comme il ne donne pas de bornes à son amitié, il n'en donne point à la liberté ^. Si vous improuvez cela, et que vous m'ordonniez autre chose, j'espèreque je pourrai peut-être vous obéir ^. Il me serait diflicile de vous faire comprendre ce que votre âme m'est en Notre-Seigneur, et à quel point elle m'est donnée. Je vous parle. simplement, sans pouvoir m'en défendre.
Je n'ai aucune raison pour ne point donner la copie des écrits à M. ^, puisque je n'ai point de secrets pour elle. Je n'en avais qu'une seule et unique, qui est que je sens toujours plus que Dieu veut que je vous confie toutes choses : ainsi il me suffit, pour lui obéir, de les mettre en lieu de votre connaissance, et que vous en disposiez aussi absolument que s'ils étaient chez vous. Les
1 . Fcnclon avait sans cloute demandé des explications à Mme Guyon sur ce besoin irrésistible de communier, dont elle parle dans la Lettre précédente, p. 7/1.
2. Sur cette sainte liberté des enfants de Dieu, dont Fénelon a déjà parlé (Lettre V, p. 26 et n. 3), cf. aussi les Commentaires par Mme Guyon de la //« Epilre aux Corinthiens, III, 9-12 et de celle Aux Hébreux, II, i5 (IKouveau Testament, édit. de 1790, t. V, p. 8/49 etVI„ p. 728).