‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 20 sur 350 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

Prenez du quinquina, ne faites jamais maigre*, etc. ». Deux mois plus tard il écrivait à la comtesse de Montberon, dans une lettre restée inédite jusqu'en 1827 : « Ma santé va bien, Dieu merci madame : elle est en état de justifier le quinquina, et de faire taire tous ses ennemis * ». — Le 9 juin 1689, il raconte à Mme Guyon comment parfois « il donne à ses sens quelque amusement pour s'égayer » : « Quand je suis seul, je joue quelquefois comme un petit enfant, même en faisant oraison. Il m'arrive quelquefois de sauter et de rire tout seul, comme un fou dans ma chambre ^ ». Le même jour, — écrivant au marquis de Blainville une lettre de direction, qui n'a été publiée elle aussi pour la première fois que dans l'édition de Versailles — il formule en conseil sa pratique personnelle, et recommande à ce novice en oraison « de se délassser l'esprit par de petits intervalles d'amusement innocent et de gaîté » avec « la simplicité » d'un « petit enfant* ».

Après la démonstration commencée plus haut, une seule de ces coïncidences suffirait, je crois, pour la parfaire. La« correspondance secrète âeM. deFénelon avec l'auteur » du Moyen court est authentique.

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