Perdue, à ce qu'il semble
6. Cette lettre, répondant à la précédente, doit être du i3 ou 1 4 juin.
i68 FÉNELON ET M»* GUYON
Je ne vois rien à ajouter à votre mémoire ^ ponr Mademoisellevotrefille, puisqu'elle est disposée comme ous la représentez. Elle aura peut-être dans la suite des peines qu'elle ne sent pas encore; et, si le goût du monde la prenait, il faudrait qu'elle s'attendît de trouver en vous une mère qui ne serait pas surprise de sa faiblesse, et qui y compatirait, sans la Uatler*. Pour son naturel indolent, il pourra par la grâce se tourner en paix et recueillement. Mais il faut craindre la mollesse et l'oisiveté si dangereuse aux femmes. Il faut même l'accoutumer à une action réglée et vigoureuse pour la conduile de toute une maison, dont elle sera chargée \ Continuez à vous faire aimer d'elle, en sorte que, si elle avait une faiblesse à découvrir, vous fussiez la personne à qui elle aimât mieux en faire la confidence^.