‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 22 sur 350 · Son État actuel · texte numérisé non relu

Son État actuel

Il n'en reste pas moins très désirable que quelque heureux chercheur découvre un jour, s'ils existent encore, les originaux de cette correspondance. Quelques problèmes, qui se posent à son occasion, seraient ainsi résolus, quelques difficultés éclaircies. La plus .grande partie des lettres publiées par Dutoit ne sont pas datées. Parmi les autres, la plus ancienne est du 2 décembre 1688, la dernière du 36 décembre 1689. Mais il semble bien que toutes se renferment entre des dates très voisines : Aucune ne fait allusion à des événements postérieurs à 1689, toutes paraissent se grouper d'autant plus naturellement autour de celles déjà datées, qu'avec une correspondance aussi active, parfois même quotidienne, il faut supposer de nombreuses lettres, pour combler l'intervalle des semaines et des mois laissés vides. L'ensemble occupe ainsi un peu plus d'une année. Il est évident que la correspondance a continué après la lettre du 26 décembre 1689, qui n'est nullement une lettre de clôture. Pendant trois ans encore, l'amitié de Fénelon et de Mme Guyon ira grandissant, toujours plus intime et plus confiante. Bien loin de cesser entre eux, les lettres ont dû sans doute devenir chaque jour plus fréquentes jusqu'en 1C94. Fénelon l'avoue lui-même implicitement à M. de Noailies : « Dès qu'on a parlé contre elle, j'ai cessé de la voir, de lui écrire, de recevoir de ses lettres * » ; ce qui semble indiquer,

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