A Mme de Ghevreusc
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votre grâce est supérieure à-la sienne ; faites-le donc sans retour sur vous-même, car assurément vous devez lui aider. Ce n*est pas que je croie qu*il sortira difficilement de Tarrangernent intérieur ; cependant il vous faut lui aider. Il se développe chaque jour de mon esprit bien des choses, que Notre-Seigneur m'avait fait connaître il y a bien des années, et je vois à présent leur vraie signification ; je prie Dieu qu'il vous soit toujours toutes choses*.
cm. — FÉNELON A M™« GUYON^
A peine, Madame, ai-je le loisir de respirer, tant je suis pressé et embarrassé; mais, au milieu de cet embarras, je me trouve dans une paix et dans une union avec. vous, qui n'ajamaisété plus grande. Je n'ai cjuère le temps, ni même le calme du sens qui est nécessaire pour faire ce qu'on appelle oraison, mais il me semble que je le fais^ souvent sans le savoir. Ce que je vois ne me touche point, et j'ose me rendre ce témoignage, que mon cœur ne tient qu'à Dieu; il me mettra à toutes les épreuves qu'il voudra, et je ne fais que m'abandonner.
Votre lettre m'a lait un grand plaisir, pour apaiser mes sens émus, et pour me rappeler au recueillement. Dieu soit béni de tout pour lui seul; je vous suis
1 . La première phrase de cette lettre permet de la dater du 2 1 août ; cf. la lettre suivante.