‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 3 sur 350 · II AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

II AVANT-PROPOS

quelques rares phîlothées. Cette correspondance avait été jadis déclarée apocryphe. J'essaie de montrer quelle ne l*est point.

Les recherches que j'ai faites pour confirmer son authenticité m'ont conduit à quelques documents intéressants et inédits : poésies de Fénelon adressées à son amie; fragments de la Vie de Mme Guy on, ou elle raconte son union mystique avec « son fils bien-aimé » ; correspondance de Mme Guyon avec le duc de Chevreuse, d'où l'on pense bien que Fénelon n'est i^as absent. De ces différents textes, je publie les uns, et j'ai utilisé les autres dans une mtroduction, qui est à la fois un essai de démonstration critique et une étude de Fénelon dans ses rapports avec Mme Guyon.

Le principal de mon effort a porté sur la correspondance même. Son premier éditeur l'avait publiée éparse dans différents volumes et dans le plus fantaisiste désordre. J'ai tenté de classer suivant leur ordre chronologique ces lettres dont la plupart ne sont pas datées. J'ai corrigé le texte souvent fautif, et rétabli, partout ou je l'ai pu, les noms véritables qui se cachaient derrière de prudentes et parfois inexactes initiales.

L'annotation de ces pages si curieuses, et qui n'ont pas encore été étudiées, aurait pu être infinie. Pour être complet, il eût fallu chercher dans les mystiques antérieurs la source des idées de Mme Guyon, et rapprocher celles qu^elle exprime ici des autres parties de

même^, j'ai cru pouvoir me dispenser decette besogne.

Voici donc à quoi j'ai borné ma tâche : retrouver la source des citations proprement dites ; fournir les dates, faits et indications historiques nécessaires pour comprendre les allusions; montrer enfin par le menu et l' authenticité de ces lettres et l'influence de Mme Gayon sur son dirigé. C'est là l'essentiel de l'annotation.

Aussi trouvera-t-on principalement au bas de ces pages des textes de Fénelon lai même, qui feront voir, je crois, comment il a repris pour son compte personnel la doctrine, les conseils et les formules de Mme Guyon, et comment il a dit adleurs, dans ses œuvres les plus authentiques, ce qu'on s'est effarouché de le voir dire ici.

Je dois exprimer ma sincère reconnaissance à M. l'abbé E. Levesque, bibliothécaire du séminaire de Saints ulpice, dont l'obligeante érudition ne m'a jamais fait défaut, et qui a bien voulu me communiquer les manuscrits qu'il a cru devoir m'être utiles. Je tiens à remercier surtout mon savant collègue de l'Université de Genève, M. le professeur Eugène Bit-

ïjtenio toutes les Icllrcs do Mmp. Ghjoq. Jai nllcgs plusipiirs Jcntro elles do dissertations nivBliqiitB, donl les une) ne sont que dos rcditos, et dont les autres ne Bcmblent avoir lait>é aucune Iracc dans la (icns^e do Fénelon. J'v si 5iii>[it« par de hrcfa résumas enlrc crocUcIt.

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