INTRODUCTION LV
lutte, quelque lâcheté de courtisan. Elle lui reprochait «sonpeude foi* », «sa faiblesse et sa mollesse*» : « Mon cœur le voudrait tout autre qu'il n'est, disaitelle '. Il y a toujours en moi quelque chose qui hésite sur lui *. » Mais, s'il n'était « pas tout à fait comme elle le souhaitait' », s'il n'étaitpas assez petit, humble et simple, elle reconnaissait qu'il était « bon » et que « ses défauts seraient des vertus en d'autres ^». Malgré tout « il tenait chez elle tellement le premier rang que rien ne le pouvait effacer *'». Presque toutes les lettres qu'elle écrivait à ses amis contenaient l'expression de son « respect » ou de son « amour » pour S. B. ® « Si je ne puis avoir de commerce extérieur avec lui, qu'au moins il agrée que nos cœurs soient unis en Jésus- Christ, notre Petit-Maître ®. » Elle rappelait que jadis elle avait laissé périr sa famille pour le salut de son ami*^, et que maintenant encore elle restait « prête à