Jd., mai 1697 (iV
^. Jd., décembre 1697 ('''•)• 5. Id., octobre 1C97 {id.).
être derrière les faits, si on les sait interpréter, l'âme de Fénelon apparaît; ei l'on devine que, dans cette crise damitié, il s'est plus fortement encore attaché à son amie qu'elle à lui. La véliémence de ses apologies et ses changements de tactique au cours de cette interminable querelle resteraient inexplicables, si l'on n'en cherchait pas les causes auprès de Mme Guyon. C'est d'ailleurs ce que Bossuet a très justement senti et fait sentir à tous les lecteurs de sa Relalion. Insinuer que « cette Priscille avait trouvé son Montan ' n était peut-être injurieux ; et Fénelon a eu raison de protester,— trop souvent et trop plaintivement, à mon gré, — contre ce rapprochement, qui laissait tout supposer. Mais qu'importe ! s'il n'a pas été le Montan d'une Priscille,ilaété, sionoserisquerl'expression, l'homme d'une femme ; et sans celte femme, sans son influence, sans sa pensée perpétuellement présente, il eût évilé loute cette affaire.
Car Bossuet n'a ni tout dit, ni tout su; « Dès qu'on a commencé à parler contre Mme Guyon n, Fénelon prit tout d'abord et très résolument sa défense. En collaboration avec les ducs de Beauvillier et de Chevreuse, il rédigea un mémoire justificatif, qui devait être présenté au roi, mais qu'elle refusa a de peur de commettre ses amis* o. Durant toute l'enquête de Bossuet sur Mme Guyon, il resta derrière elle pour