Lçttrc inédite à .•* de mars i6g8 (/</., id., p
/j. Mémoires... de la maison de Sainl-Cyr, lac. cil., p. i3o.
e édition de la Correspondance n'en contient i^u'un très petit nombre. Mais, coinine je l'ai montré ailleurs', on peut retrouver les plus importantes d'entre elles dans deux recueils composites, qui groupent sous des titres arbitraires des fragments, lettres et opuscules spirituels de Fénelon : C'est le Manuel de Piété et les Instructions el avis sur divers points de ta morale et de la perfection chrétiennes. La plupatt des chapitres de ces recueils sont des lettres à Mme de Maintenon ou à des personnes de « la petite église ». Ce sont ses premières lettres de direction après l'entrée de Mme Guyon dans sa vie, ses lettres les plus sincères, les plus ardentes, les plus complaisamment développées. N'ayant alors pas encore fait la dure épreuve de l'inquisition, et portant dans ses exhortations l'âme imprécautionnée d'un néophyte, il laisse échapper ses rêves mystiques dans toute leur force première, qui est très belle. LcdiscipledeMme Guyon s'y retrouve tout entier : c'est la tliérapeutique spirituelle de sa directrice, avec quelque chose peut-être de plus viril, de plus passionné, de plus dominateur. Mais, si l'allure de la pensée est plus rapide, lu pensée même reste identique dans son fond, cl plu-
I, Fénflon, Explîcaliiin lit qutlqaes tjcpresslons tirées des lellres île Féiulm â Mme de MairHeiam. t. VIII, p. 5aT. g el 5o3, g.
1. La Correspmdance Ipirilatlle de Fénelm nuec Mme de Maînienoii