‹ Fénelon documents nouveaux et inéditsChapitre 81 sur 350 · Fénelon à Mme Guyon, Lettre du avril 1OS9, p. io · texte numérisé non relu

Fénelon à Mme Guyon, Lettre du avril 1OS9, p. io

« frémir'' s et « lui donnait des convulsions' ». Sans force de résistance contre elle, il se sentait amoindri et « petit », dès qu'elle l'effleurait*, et se laissait « surmonter des moindres bagatelles'" ». A cet homme faible, qui ne se trouvait « aucune consistance en aucun sens " H, il fallait un soutien et un réconfort. L'amitié lui était indispensable:» Les vrais amis, disait-il, font toute la douceur de la vie ''. » Il en avait besoin, moins encore pour s'appuyer sur eux, que pour leur « dire tout'^ », que pour décharger en eux un cœur fragile, qui ne pouvait garder ses émotions, et où o: les peines, trop longtemps contenues, auraient grossi jusqu'à le crever '* ». Ce besoin de confidence était chez lui si impérieux que ce prêtre autoritaire et

Page 1