‹ FénélonChapitre 50 sur 138 · Voir plus haut, p. 80, n. i, et io3, n. i · texte numérisé non relu

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4. Sur Clément Souin, l'homme d'affaires de Bossuet, voir mon Bossuet abbé de Saint-Lucien-le:-Beauvais. Paris, Retaux, 1898, p. 6i, et Bossuet et Fénelon. L'édition de leur correspondance. Paris. Leclerc, 1910, p. 63, note.

5. « Dupré, après avoir été résident à Strasbourg, à Genève, en 16S0, à Maycnce en 1C88, à Mantoue. en 1698, vint à Florence près du Grand- Duc de Toscane en 1694 et y demeura jusqu'à sa mort en 1709 » (Note de M. Levesque, p. 127).

6. Le curé de Saint-Sulpice était M. de la Chétirdye. Le P. Sérapliin était un prédicateur franciscairi de renom (Saint-Simon, édit. Boislisle, t. in, p. 78 (Note de M. Levesque, ibid., n» 3). Sur le P. Séraphin et

gueur que pour donner le temps à M. de Cambray de se reconnoître. Mais il n'en fera rien. Tout se tourne de plus en plus contre luy.

Je ne vous parle point de ce que le Nonce a dit à M. de Meaux ; qu'il avoit écrit au Pape. Il vous le mande avec sa réserve ordinaire. Le second Livre qu'il a promis de donner est prêt ' et sera plus beau que celuy qui fait tant de bruit.

Paris. 8 juillet t6()-/.

M. de Meaux prêta le serment et prit place mercredi "-. TVut le conseil, toute la cour et tout Paris en ont témoigné de la joie.

Il avoit dit dans une rencontre à M. de Cambray qu'il luy devoit un compliment là-dessus. Il le vint faire en effet chez luy à Versailles. Je m'y trouvay avec un ou deux autres. Le compliment fut succinct, et la visite courte, mais honnête. M. de Meaux a été le chercher, mais ne le trouva pas

A peine nous sommes-nous parlé depuis, mon frère et moy, à cause du grand nombre de visites qu'il a à recevoir et à rendre, et qu'il est déjà retourné à Versailles.

Hier, comme il partoit, il reçut un avis de M. l'archevêque que M. de Cambray luy avoit envoyé quelcpie nouvel éclaircissement. On verra bientôt ce que c'est. Il est temps de parler, car M. de G. tire cependant de grands avantages du silence des autres.

Il semble que vous ne demeuriez exprès que pour l'affaire de M. de Meaux. Enfin le monde a les yeux sur vous et les amis de M. de Meaux en disent ce qui leur plaît.

M. de Cambray ne cherche qu'à gagner du temps et celte lenteur est pour luy, quoi qu'on en dise. F^e P. de la Chaise roule à

sa méthode facile de prédication à la capucine, ainsi que sur ses apostrophes à Fénelon encore aWjé, accusé publiquement de dormir au sermon, voir mon Histoire critique de la Prédication de Bourdaloue, t. II, p. 8/42.

I. a Inslruciion sur les états d'oraison, second traité, p. xii - xv » (Levesque, ibid., note 5.)

î. RevueBossuet, 25 juin njoâ, p. 3 (Levesque, ibid., p. 127, n. 7).

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l'ordinaire ; il a essayé ce que je vous ai mandé. Mais on ne voit point de suites.

Il court dans tout Paris des copies des lettres que M. de la Trappe et M. le C Le Camus ont écrites à M. de Meaux • et un extrait de celle où vous luv rendez compte de votre audience du Pape "'.

in juillet i6f)/.

M. de Meaux vous écrit sans doute -^ qu'on verra bientôt une fin à l'affaire de M. de Cambray. Sans cette espérance on seroit allé plus vite. Voici la copie des lettres de M. l'abbé de la Trappe et un extrait de celle du Card' le Camus.

La réputation de M. de Meaux augmente de jour en jour. On ne dovite point qu'il ne soit premier aumônier. On dit que M. de Cambray a fait voir qu'il n'étoit ni théologien, ni bon philosophe. Ses amis n'en rabattent rien du génie supérieur ^.

1. Lettre du mois de mars, et du i4 avril 1697 (Luchat, XXIX., 67, 75). Selon Ledieu, la lettre qui circulait était adressée par le cardinal Le Camus au curé de Saint-Jacques-du-Haul-Pas (Lâchât, XXI\, 72). (Levesque, p. 128, n. i et 2). Sur l'autographe de Rancé la signature est ajoutée de la main de Bossuet.

2. Cet extrait ne pouvait courir que par suite du soin qu'avaient pris de le divulguer, soit le destinataire, soit l'auteur de la lettre, sinon l'un et l'autre.

H. 11 écrivit en effet de Marly ce même jour ('achat, XXIX, ii3) (Levesque, ibld., n. 3).

I\. « Dans les Mémoires de Languet sur M""^ de Maintenon, publics en i863, on lit cette curieuse appréciation de Fénelon comme théologien : « M. l'abbé de Fénelon avec tout l'esprit imaginable et tous les talens que la nature peut donner, manquait de théologie. 11 avait négligé les études scolastiques de Sorbonne ; même il en avait conçu des mépris et s'en expliquait assez librement. Il recconnut dans la suite combien elles étaient nécessaires et il tacha de réparer en lui ce défaut. Mais alors la philosopliie, les belles lettres, l'éloquence, la métiiphysique et les livres de piété avaient épuisé toute son application » (Ibid., n. i). J'ai dit plus haut, p, 98, n. I, quel plaisant etTct ces jugements, sous la plume d'Antoine surtout, produisent sur quiconque a suivi d'un peu près les discussions si serrées de Fénelon dans ses mandements contre le jansé-

LETTRES SUR LE QUIETISME 1 OQ

33 juillet i6gy.

Je voudrois bien que les deux élections de Pologne manquassent '. Le Nonce de ce pays se moque d'autoriser une abjuration de l'électeur.

M. de Gambray fera peut-être à la fin comme luy. Il abjurera son livre d'aussi bonne foi que l'Electeur fait sa religion '^-

3 g juillet lOgj.

Le roy a écrit fortement au pape ■' et a parlé de même au Nonce, qui a fait la même chose. La lettre du Roy est adressée au cardinal de Bouillon. Il suffit que vous soyez instruit, sans rien témoigner. On remet à la huitaine de donner au Nonce l'écrit des Prélats pour le Pape. C'est M. de Noailles qui est cause de tant de remise. La cour s'en aperçoit. M. de Gambray aura bientôt une lettre pour se retirer M. de Mcaux est circonspect^. Il est bien avec le Nonce qui voit la considération où il est partout.

Nous allons à la St Etienne entendre prêcher l'abbé Poncet"', et revenir lundi. 11 pourra arriver que vous aurez ordre de demeurer quelque temps où vous êtes''.

nisme. Il faut donc croire qu'il avait réussi dans ses efforts pour « réparer » son défaut de théologie » !

i. Lettre de l'cvèquc de Meaux à son neveu, du 22 juillet. Lâchât-, t. XXIX, lit) (N'oie de M. Levesque, p. 129, n. i).

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