‹ FénélonChapitre 59 sur 138 · Bévue Bossuet, /. c, p. i3i · texte numérisé non relu

Bévue Bossuet, /. c, p. i3i

3. Ibid. Si les lettres d'Antoine n'étaient un écho des conversations de son frère, il serait en quelque sorte tristement plaisant d'entendre l'ancien Intendant prononcer ses oracles sur l'urgence qu'il y a à mettre un terme aux audaces des jésuites. Il semble aussi, à l'en croire, que la V censure » enfin obtenue et par quels moyens ! de la fameuse « hérésie » de Fénelon ait dû être notablement profitable à l'Eglise. Pourtant l'historien garde le droit de se demander, même après l'événement, quel bien la foi a reçu en France de ce succès final de Bossuet.

4. « La lettre de M. l'Arch. de Cambray à un ami (le duc de Beau-

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quelque chose et la fera imprimer luy mcsme bientôt avec un autre petit ouvrage, en attendant un autre plus étendu sur la matière ' .

Paris, 7 ocl. if'xjj.

M. d'Allemans- dit qu'il a vu en manuscrit un nouveau livre de M. de Cambrai sur la môme matière et qu'il ne lui paraît pas meilleur que l'autre'^. On ne doute pas du bon effet de la lettre! du Roy Mais c'est sur le fond que le procès doit rouler. Vous aurez ainsi bonne part à la censure, s'il y en a '^

villier) est du 3 août. La réponse est du 17 août 1697 : Lettre d'un doei leur de théologie pour servir de réponse d la lettre de M. l'Arch. de Cambrât à un ami. Elle a été ci.imposée ;i Gerraigny, est « demeurée manuscrite e? a peu couru, dit Ledieu, parce que l'auteur fit dans le niesnie temps dé plus longues réponses imprimées qui contenaient les raisons déduites en^ celle-cy. » (Levesque, ibid., n. 2.) — C'était le droit strict de Bossuet de laisser courir ces réponses clandestines, mais cela cadre mal avec la phrase d'Antoine c sans la participation de M. de Meaux », et moins encore avec la fière déclaration de sa lettre du 2O août : « On le fera peutêtre ouvertement. 11 est ennemi du moindre mystère. » Mais on sait, dans la pratique, ce que fut et devint, au bonheur des occurrences, la devise évangélique que l'évcque de Meaux proclamait être la sienne : Est, est, non, non. Cf. mon Histoire critique de la prédication de Bourdaloue, t. II, p. 912. Ces remarques ont déplu à plusieurs, mais si l'on y a opposé des expressions de mauvaise humeur, je ne vois pas qu'on ait pu nier les faits ni réfiité les preuves.

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