‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 11 sur 347 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

Ion, que Mujc Guyon devait avoir laissé dans ses papiers : au tome II des Discours chrétiens et spirituels, on peut lire deux méditations sur la prière et lamour de Dieu, qui se retrouvent aussi dans les Oeuvres de l'énelon'. L'une des deux est certainement de h'énelon lui-même, puisqu il en a discuté une formule dans un mémoire apologétique destiné à ses examinateurs ^. tl importe peu ici que l'attribution de Dutoit soit inexacte ; l'abbé Gosselin a commis une erreur analogue, en mettant sous le nom de Fénelon des vers de Mme Guyon ^ ; erreur, il est vrai, bien pardonnable, quand il s'agit d'éditer les (i-uvres de deux amis, pratiquant l'admiration mutuelle, et se copiant l'un chez l'autre leurs plus belles pages, pour pouvoir les relire et les savourer plus à leur aise^. Une chose seulement est certaine : c'est qu'avant de publier cette « correspondance secrète », Poiretet Dutoit avaient déjà donné au public d'autres œuvres de Fénelon, et des œuvres authentiques. Ces constatations sont, je crois, de nature à inspirer confiance en Dutoit éditeur.

I . Discours \ chrctit'iis cl spirilucls \ sur divers sujcis (jiii rct/ardenl | la vir intérieure, \ lires la plupart de la Sainte Ecriture. | Par Mme J.-M.-B. <lila I Mothc-Guion, Nouvelle édition corrigéeet augmentée. Paris, Linraires associés, 1790, t. II, Discours VII (p. 56-O7) =: le petit traité de la Prière de Fénelon. l. VI, p. 5-f) ; Discours XLVII (p. 2.5g-383) := la XVIP Instruction de Fénelon sur ce sujet : Dieu n'est point aimé, parce qu'il n'est pas connu, t. VI, p. 100, 3-108, d.

a. C'est le Discours VII, dont Fénelon a défendu le début dans son Explication des lettres à Mme de Maintenon, t. VIII, p. 5o2, d. Dans li; recueil de Dutoit, le texte primitif a été conservé : « Les paroles cpie nous prononçons sont inutiles à l'égard de Dieu » ; cf. mon article sur la Correspondance spirituelle de Fénelon avec Mme de Maintenon, Revue d'Histoire littéraire de la France, janvier-mars 190G, t. XIII, p. Sy.

Page 1