‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 127 sur 347 · Fénclon · texte numérisé non relu

Fénclon

3. Manuel de Piété, t. YI, p. Ti'i, d : « Vous êtes jalons de la gloire (le Yotre propre ouvrage, et vous ne le voulez fonder que sur lo néant, n

/i. Cf. fragment d'autobiographie, p. 5 et n. i et Lettre XXYII, p. 7/1. fi. Cf. fragment d'autobiographie, p. 7 et n. i.

M CrVON A F1:NEL0N 69

liaïKniillitr : c t'>l par là (|iril l'associe au coninicrce inclf'able de la Sainle Triiiilé, et (ju'il lui l'ait paii do sa l'écoudité spiiilucUe. rondanl son cœur et son esprit féconds en lui '.

XX1\ . — M"'« GUYON \ FENKLOX^.

J'ai une disposition continuelle, qui ne me quitte ja mais, qui n'est imllenient ni dans mon pouvoir, ni dans ma volonté. C'est que mon fond reçoit en Dieu les personnes qui lui sont conformes et vmies en pure charité, en sorte cjue, plus ces personnes se laissent désapproprier ' et demeurent unies à la volonté de Dieu sans retour et sans réserve, plus mon fond les reçoit et agrée avec une suave et douce complaisance. C'est comme un regard de complaisance non distinct de Dieu, qui produit grâce et écoulement dans ces âmes. Au contraire, celles c|ui sont propriétaires^ et cpii résistent à Dieu, étant appelées à son union, sont rejetées de ce fond, sans que je puisse faire autrement, quelque volonté que j'en eusse, et lorsque je suis appliquée à elles, je sens comme un mur entre Dieu et elles.

L'autre jour je ne m'étais pas assez explitiuée sur ce que je vous dis de la Trinité, quoique la proposition fût trop vraie, selon l'idée (pii m'en l'ut donnée dans ce mo-

1. Ce qui est dit de la Trinité dans cette lettre montre qii'ellr doil être rattachée à la suivante et qu'elle la précède de peu.

Page 1