‹ Fénelon & Mme. Guyon, documents nouveaux et inéditsChapitre 15 sur 347 · INTRODUCTION XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XV

alln (jue, s il lui venait i|url([iiL' (orte envie de 1 on- \ rir, il le fil ' » : « Si vous ni; voulez pas que je lise lout », répond-il à son amie, qui lui offrait sa Vie, « à ■ anse ([uc fai en effet peu de loisir et peu de goût pour lu Ifcture, tnarquez-nioi les endroits que je devrai lire''*. » Pcul-on [)rélendre avec 1 abbé (iosselin qu'une telle l'orrespondance « suppose que Fénelon a lu attentivement et médite à loisir » les manuscrits de Mnu! Ouyon.' Fénelon a reçu délie plusieurs ouvrages inédits, il les a feuilletés avec bonne volonté et un peu d'ennui, il en a lu quelques passages, qui lui étaient particulièrement recommandés, voilà tout ce (|u'on peut faire dire à ces lettres ''.

Or qu'a-t-il déclaré publiquement dans sa Réponse à la Relation ? « Pour les manuscrits de Mme Guyon, elle voulut me les donner tous. Elle m'en mit même quelqu'un entre les mains. Mais les occupations que j avais pour les études des princes, et ma santé alors très languissante, m empêchèrent de les lire... Quand je proteste devant Dieu que je n'ai point lu ces manuscrits le lecteur équitable ne doit soupçonner aucun artifice dans cette protestation*^. » Et, comme si « le lecteur équitable » pouvait encore « soupçonner <juelque artifice », il revient dans le même chapitre

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