Cf. sur cette construction, p. (3, n. i
.3. Sur tout ce développement, cf. Explication des Maximes, art. II, vrai, édit. cil., p. i^y-aS, art. ^ ,vrai, p. 54-5'!, et surtout art. X, vrai,
M"- GUYON A FENKLOX 93
romine un hoiiiiiio (jui par un oxcrs se pivcipile dans la incr, sans raisonner sur ce qu'il fait.
Vous êtes si fort à Dieu, et il a un soin si particulier de vous, que je suis assurée sans nul doute que, lorsqu'il vous fera proposer quelque chose, il vous donnera dans le moment un mouvement très' fort de le refuser ou de l'accepter, selon ce cju'il voudra de vous ; et il vous donnera là-dessus une idée fixe, qui ne vacillera point '. Soyez assuré que Dieu ne veut point que vous alliez contre vos répugnances, mais qu'il vous mettra infailliblement au cœur ce qu'il veut de vous. Tenez-vous ferme à ce que je vous dis. qui est de Dieu : au nom de Dieu ^, n'hésitez point, et ne consultez personne ; unissez-vous à ce pauvre cœur, et Dieu vous donnera toutes choses, non eu certitude de lumière, connaissance etc., — cela n'est pas pour vous, — mais par une simple inclination de votre cœur pour la chose : votre cœur entrera doucement et suavement en ce c[ue Dieu voudra de vous, ou rejettera ce qui ne sera pas la volonlé de Dieu sur vous. Si vous êtes fidèle à suivre cette conduite douce et suave de Dieu sur vous en foi, vous ne vous méprendrez point : les hommes raisonneront en hommes ; mais Dieu vous conduira en enfant ; et c'est la conduite la plus sûre : toutes les autres, même celles des lumières, peuvent être sujettes à la tronqierie. Dieu écartera lui-même
p. 87-90 : « Ce sacrifice (de son olcrnitc) ne peut être absolu dans 1 ctat ordinaire. Il n'y a que le cas dos dernières épreuves, où ce sacrifice devient en quoique manière absolu... — Dans cette impression involontiiire de dc.scspoir, elle (l'àiue) fait le sacrifice absolu de son intérêt propre pour rétcrnitê, parce que le cas impossible lui paraît [)ossible et actuellement réel, dans le trouble et l'obscurcissement où elle se trouve. Encore une fois, il n'est pas (juestion de raisonner avec elle, car elle est incapable de raisonner, etc. »
1. Réponse à la qiiestion posée par Fénelon sur le refus ou l'acceptation d'un évéché.