T. III, n" XXVI, p
2. Tcxt« de Duloit : prise; la faute d'impression seiiil.Ic évidente.
ai2 FENELON ET M"" GUYON
Je suis à lui sans foliilc
Et sans contrainte ; Je suis à lui sans feinte,
Il le sait bien.
Périsse donc la contrainte !
Point (le soutien !
Je suis à lui sans feinte
Et sans contrainte ; Je suis à lui sans feinte
Il le sait bien.
Connaissez-vous, mon frère.
Ce grand mystère.
Connaissez-vous, mon frère,
Cet heureux sort ?
C'est l'amour qui l'opère,
Donnant la mort.
Connaissez-vous, mon frère.
Ce grand mystère, Connaissez-vous, mon frère,
Cet heureux sort ?
Éidt d'une âme dans les ritjuenrs de la purification .
Air : Le beau berger Tirsis.
Je suis dans un état Que je ne puis décrire ; Ce que je ressens m'abat ; Je languis et je soupire.
Ail ! quel est mon martyre !
Ah ! quel est mon combat !
i. T, III, II" CM, p. i,)G-S.
Je n'aurais jamais cru
Ce que j'cxpériincnle :
Je ne l'ai jamais connu.
.\h ! c'est ce qui me lourmente 1
Hélas ! tout m'épouvante I
Il laul tire perdu.
J'ai fait ce ([uo j'ai pu Pour me tirer de peine.
Mon esprit est abattu, Ma plainte se trouve vainc ; Il faut porter ma chaîne Il faut être vaincu.
L'Amour est un trompeur : • Il étale ses charmes, Il fait sentir sa douceur.
Lorsqu'il veut gagner les âmes ; Les brûlant de ses flammes, Il en est le vainqueur.
Mais on ne connaît pas L'état où l'on s'engage ; Il faut soulfrir le trépas.
Cependant avec courage, Au plus fort de l'orage.
Il faut franchir le pas.
On est si enfoncé Dans l'amour de soi-même, Que l'on se croit égaré. Lorsqu'il faut briser sa chaîne, On ressent une peine.
Dont on est étonné.
3i'» FÉNIMAtN J:T M" G II VON
Il n'en coule si cher, Oue parce qne l'on s'aime ; Si l'on voulait s'oublier, On sortirait de soi-même Et Ion verrait sa peine Bientôt diminuer.
Je vois bien qu'a présent Je chanoe de langaijc ; Mon esprit est fort content, Je m'accoutume à roraa:e.
Je n'ai plus de courage, Mais mon cœur y consent.
Qu'importe de périr, Puisque l'objet que j'aime Ne saurait rien ressentir De toute faiblesse humaine !
C'est moi qui sens la peine, Pour lui est le plaisir.
Non, ce n'est point aimer Que penser à soi-même !
Il ne faut point s'étonner Dans la perte la plus extrême 11 faut souffrir sa peine, Et m rien ménasicr.
Dieu possède tout bien.
Et moi toute malice ' :
Il est tout, je ne suis rien.
I. Inxiruclion, XXVII, t. VI, p. 182. 7: « Dieu tout bien, la créaturo tout mal >i.
RÉPONSE DK M- GIVON 345
Qu'il règne et que je périsse !
Je fais ce sacrifice
A mon souverain Bien .