XVI. l-KNELON (?) A. M'"' Cl YON
Souplesse de l'ùme dans l'état de l'Enfance dirétienne an milieu des touJJ'rances .
Air : Je ne veux de Tirsis [entendre les raisons].
S'il es! vrai que mon cœur veut toujours vous aimer.
D'où vient le tourment qui m'accable ?
l'aul-il encore inen alarmer?
Toi seul es juste et moi coupable -.
J'ignore cependant ce (|ui t'ollense en moi. Je ne veu.\ jamais te déplaire, Pur amour ! mon cœur est à toi :
Kii quoi donc te suis-je contraire ?
Je suis comme un enfant ([ui ne discerne rien, Oui vit dans la simple innocence.
I. Poésies et cantiquc.i, t. II, n" CXLII, p. ï;'»-/. La pièce n'esl pas imprimée en italique, ce qui semble l'attribuer à Mme Guyon elleiiièine. Mais j'en ai ret-rouvé le manuscrit à la Bibliollièquc Saint- Siili)ice. de la main même de I'"énclon. Il est vrai que Fénclon aurait pu la copier sur l'original qu'il avait reçu, comme il avait fait san.s <loute pour la pièce précédente ; l'attribution reste ainsi incertaine.
•->. Manuscrit de Sainl-Sulpice : Vous tics jiislc cl moi coupable.
;W6 FENELON ET M (iUVON
Je ne vois plus ni mal ni bien ' ; .!(> no sais si c'est ignorance -.
.le ne veux rien savoir. Si je suis ignorant,
.le n'en saurais avoir de peine :
Je badine comme un enfant :
Mon lit, mon maillot e(s)t ma chaîne.
Mou corps est arrêté. II n'en est pas ainsi Deresprit. Il est toujours libre :
Il ne connaît plus le souci.
Restant dans le même équilibre.
Tu me donnes des coups quelquelois bien cuisants. Tu frappes^ avec violence.
Je cric ainsi que les enfants.
Et ne perds point la patience.
Je n'en connais pourtant presque plus que le nom, Mais je ne veux rien autre chose.
Non f[ue le mal me semble bon, Je le veux sans en voir la cause,
Reçois donc, cher Amour, les cris de ma douleur, Comme tu fis mon sacrifice * ; Le mal quelquefois nie fait peur.
Mais j'avale en paix le calice.
I. Cf. plus liaul Lcllrc XXVII, {). 7/1 : « Ils ont une siniplitilé d'enfant, et il scni})lc qu'il n'y a que les enfants qui leur con-viennent. Ils iijnorenl le bien cl le mal, tandis que 1 ame habite une région qui leur est d'autant plus insupportable qu'ils y ont moins d'accès. »
;i. Dans le manuscrit de Saint-Sulpice innocence et i'inorancc sont interverties.
1 Manuscrit de Saint-Sulpice : Ta me frappes.
1. Id. : Tieçois donc, cher amant, les cris de ma douleur. Comme milrefois mon sacrifice.
M CI'VON A l'KNKI.dN 3ti7
Wll. — M">' r.l V(»\ A FIAKLON '
\ ous m'arrachez ma soliliiilc, M'accaLlant de soins superllus :
Mon co^ur languissant ne peut [)!us Supporter un étal cl si dur cl si rude.
Lijin d'axcir pllic de mes peines,
Vous ajoutez incessammcnl
V mon mal un nouveau tourment ;
Vous riez de mes cris, et mes larmes sont vaincs.
\ otre cœur plus dur qu'une roche,
Loin de s'attendrir à mes pleurs,
S'aigrissant contre mes douleurs,
Me fait le plus souvent ([ud'iue sanglant reproche.
Celui qu'on secret je révère,
Kt qui seul connaît ma douleur,
Voyant mon extrême langueur.
Sera de mes désirs un juge moins scvcre.
Il sera de mon cœur un temple,
Où, malgré l'orage et le bruit.
J'aurai le calme de la nuit ;
Et rien n'empêchera que je ne le conlenqile.
I. Lettres eliritieniu-!! cl xpirituellcs, I. I, [i. 270-1, à la suilt- de I.i Lrtirc I.XWVIl. «pii est la Lctlrc \IV du jirc'scnt voliimo. p. 'il)-S.
INDEX GIUMMATICAL ET SÉMANTIQUE'
.1 ajirrs un infinitif 2^0 et ii*. ; à=l)ar ~ ('! n*., io8 ot n..
Aider à 2(kS.
\nlanl devant un adjectif (i et
!>*., loC), iiii, I 'j5, 3o8 et
ti., o2(i, o:u.
Autant plus... que plus (d') 828
et n.
Cesser à 2^0 et n*.
Compréhenseur 82 et u*.
Compter de avec l'infinitif 2 13 et n*.
(Condamner de (se) 21g et 11*.
De avec un infinitif employé sans proposition dans la langue actuelle 2i3 et n*. , 3o8 et n., 3i5, 332 ; de = par i/|i, 1^5 et n*.
I )ésirer de avec l'infinitif 3c)8 et n*., 3i5.
Devant r^ avant uj2 et n*.
Durant que 21, i52 et n*.
Ecarter au sens d'égarer 3o/| et n*.
Emporter au sens d'entraîner,
avoir pour consécpience 112
et n*.
Enrhnînurc ?M) et n*.
Ici r -^ ci (cvtte lettre ici) 6fi .■t
Il pronom neutre, i58, i85,
205 et n*., 2G7.
Infinitif : infinitif substantif 38
et n*. , 52, 75, (jf).
Laisser : sa laisser posséder à,
etc., 7 (>t n*. , 108 et n.,
Al ; ni... et i38 et n*.
Xon plus 79, 122 et n*., 2o5.
Par construit avec l'infinitif
substantif 275 el m*., 28g.
Participe : accord du participe
présent 18 et n*.. âg, 84 et
I. Dans les trois index tpii suivent, les astérisques (*) renvoient aux li'vles ou notes, <iui fournissent des définitions, des références détaillées l'u fies renseignements biographiques.
INDEX liUAMMATlCAL Kl SÉMAiMKjUK